Mediterranean Epic, étape 2 + VIDEO

Med Epic 2019 : étape 2, à travers les sierras de Castellon

Nous voici au second jour de course de cette 2e édition du Mediterranean Epic. C’est une nouvelle boucle de 60 kilomètres autour de la capitale provinciale de Castellon qui nous est proposée et annoncée comme la plus difficile de l’épreuve. C’est ce que nous allons vérifier…

Par Fred Ischard – Photos Mediterranean Epic

62 kilomètres et 1700 mètres de dénivelé, voici des chiffres qui parlent. L’étape du jour promet d’être sacrément corsée et destinée à de bons grimpeurs. C’est tout d’abord un petit transfert de 25 kilomètres en véhicule ou en vélo pour les plus courageux à effectuer pour rejoindre le site de départ situé à Castellon, la principale ville portuaire de la région. Comme la veille, c’est à 9 heures pétantes que le départ est donné. La mise en grille s’effectue en fonction du règlement UCI, un premier sas avec les coureurs UCI hommes et dames puis les coureurs des différentes catégories Master en fonction du classement de la veille.

C’est parti, les 800 coureurs s’élancent à l’assaut de cette 2e étape, les deux premiers kilomètres sont plutôt roulants et larges permettant au peloton de s’étirer facilement. D’autant plus que la première difficulté du jour intervient juste ensuite, une montée très large sur un kilomètre au beau milieu d’une carrière de ciment se dresse devant nous. Au sommet, pas vraiment de répit, on bascule sans vraiment redescendre en direction du village de Borriol. Quelques kilomètres le long de l’autoroute de la Plana et nous voici au pied de la plus longue ascension du jour, 5 kilomètres qui vont nous mener au point culminant de l’étape à 530 mètres d’altitude. Cette montée est plutôt agréable alternant bitume et chemin serpentant au milieu des arbustes. Au sommet, à peine un kilomètre pour respirer et nous basculons dans la première descente du jour qui va nous confirmer que ce sera particulièrement cassant et technique aujourd’hui. On se retrouve dans un sentier très minéral au milieu d’un canyon avec un passage assez périlleux à flanc de ravin. Il faut bien poser ses roues mais c’est super joli !

Voici le premier ravito du jour après 19 kilomètres de course, on y retrouve eau, boisson isotonique, fruits et fruits secs. On poursuit notre chemin avec une nouvelle montée de 2 kilomètres, certes avec de grosses pentes mais plutôt roulante avant de basculer dans une nouvelle descente technique avec du cailloux et un sol très fuyant. On approche du 2e ravito à proximité du village San Juan de Moro et sa grosse zone industrielle situé à mi parcours. On y retrouve un groupe de 12 coureurs en tête emmené par Thomas Litscher, le coureur suisse du team KMC Ekoï Orbea. Après deux petits kilomètres relativement plats, on enchaîne par une nouvelle ascension longue de 4 kilomètres plutôt roulante sous une belle forêt de pins, c’est très agréable et ça change un peu du décor très minéral de cette région castillane. La descente qui suit sera une des plus techniques du parcours, réclamant plus d’engagement et un pilotage assez fin pour rejoindre le 3e ravito. Nous entrons dans les 20 derniers kilomètres, une nouvelle montée de 3 kilomètres se dresse devant nous, alternant replats et raidillons sur une jolie piste.

Le profil devient maintenant plus casse-pattes avec des montées et descentes plus courtes mais avec toujours autant de cailloux obligeant une vigilance de tout les instants. On entre dans le vieux village de Borriol et on serpente dans les ruelles escarpées de cette jolie cité. Passage au dernier ravito du jour marquant l’entrée des 10 derniers kilomètres du parcours. En tête de course, on retrouve le coureur italien Damiano Ferraro seul poursuivi par un groupe de 6 coureurs mené par l’espagnol Ivan Diaz. Quelques hectomètres plus loin, nous voici au pied de la dernière difficulté du jour, deux petits kilomètres à gravir globalement pas très difficiles mais deux gros murs nous attendent pour se hisser au sommet. On bascule ensuite sur une descente particulièrement cassante, on se fait marteler sur ce single qui serpente dans un véritable pierrier géant. Une fois en bas, on peut enfin souffler et dérouler lors des 3 derniers kilomètres tout plat nous menant vers la ligne d’arrivée.

La dernière difficulté du jour n’y changera rien, l’homme fort du jour est italien et se nomme Damiano Ferraro. Il remporte cette étape en 2h39 avec 40 secondes d’avance sur les espagnols Ivan Diaz et Alberto Losada respectivement 2e et 3e de cette étape. A 50 secondes, on retrouve un autre espagnol en la personne de David Valero qui s’empare pour l’occasion de la tête du classement général. L’espagnol Francesc Guerra complète le top 5. Chez les dames, c’est Ramona Forchini qui va rafler la victoire du jour avec 8 minutes d’avance sur Greete Steinburg et Rebecca Mc Connell. Ramona Franchini s’empare donc du maillot de leader avec 6 minutes 50 d’avance sur Rebecca Mc Connell.

Samedi, retour à Oropesa Del Mar avec l’étape marathon longue de 76 kilomètres annoncée comme plus roulante mais pouvant s’avérer usante. Les 6 premiers coureurs se tenant dans la même minute, le classement peut encore être bouleversé. A suivre sur VELOCHANNEL.COM…

Voir aussi :
Mediterranean Epic, c’est parti ! + VIDEO
– Mediterranean Epic, Sarrou et Koretzky au départ

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