La prise de sang, quel intérêt ?

L’enchainement et l’augmentation des entrainements et des courses peut amener à une baisse de forme, une perte de sensations et plus simplement de la fatigue qui peuvent se traduire par des carences qui ne sont pas forcément évidentes à déceler. La prise de sang peut alors s’imposer…

La prise de sang et ses analyses associées permettent de trouver les causes de nombreuses pathologies telles que la répétition des crampes, les douleurs musculaires inhabituelles, un état de fatigue qui se prolonge… Le bilan sanguin dresse une vision d’ensemble sur l’état des réserves et permet d’évaluer les éventuelles carences en éléments importants pour une bonne oxygénation du sang, indispensable à la pratique sportive. Et c’est surtout la teneur en fer qui assure une bonne oxygénation des muscles.

Comment bien décrypter ses analyses ?

– Les globules rouges transportent l’oxygène vers les muscles, leur quantité, le nombre d’hématies, doit être compris entre 4 et 5,7 millions par mm3 de sang.
– Leur volume est tout aussi important, le fameux taux d’hématocrite variant entre 37 et 55% chez un sédentaire ne doit pas dépasser 50% pour les coureurs (règlementation UCI) car de manière générale, plus on fait de sport, plus ce taux baisse… Pour l’anecdote, un certain Bjarne Riis fut appelé dans le peloton « Mr 60% » pour sa valeur hautement anormale naturellement… Augmenter artificiellement le taux d’hématocrite permet d’augmenter l’alimentation des muscles en oxygène.
La valeur d’hémoglobine, cette protéine intervenant dans le transport de l’oxygène, se situe entre 11,5g et 17,5g pour 100ml de sang.
– Le V.G.M. (Volume Globulaire Moyen) représente la taille des globules rouges (80 à 95µ), une taille trop importante limite fortement leur déplacement et l’apport en oxygène qui en découle.
– La T.C.M.H. (Teneur Corpusculaire Moyenne en Hémoglobine) représente la masse d’hémoglobine dans un globule rouge, elle est de 27 à 33 pg (ou µµg).
– La C.C.M.H. (Concentration Corpusculaire Moyenne en Hémoglobine) et le taux d’hémoglobine dans les globules rouges, entre 32 et 36%.
– Les plaquettes, permettant au sang de ne pas coaguler, se trouvent en nombre important allant de 150000 et 400000 par mm3 de sang.
– Les globules blancs, 4000 par mm3 au minimum et pas plus de 11000 par mm3 (sinon c’est synonyme d’infection).
– Le cholestérol avec tout d’abord le mauvais, LDL, qui ne doit pas excéder 1,60g par litre de sang pour ne pas boucher les artères et à l’inverse le bon cholestérol,HDL, qui nettoie les artères grâce à des valeurs comprises entre 0,37 et 0,65g/l.
– Les triglycérides, 0,45 à 1,75g/l, une forme de lipide comme le LDL qui peut être néfaste si trop élevé.
– La créatine doit être comprise entre 7 et 13mg/l. Au delà, ces sont les reins qui ne filtrent plus comme il faut. 
-Si le taux de CPK (Créatine Phosphokinaze) dépasse les 200, celà veut dire que vos muscles ont accumulé trop de fatique et qu’il faut impérativment récupérer. Repos obligatoire !
– Le taux de glucose (0,8 à 1,26g/l) indique si vous êtes sujet au diabète. 
– Très important, la ferritine, de 15 à 150µg/l, est une protéine de stockage du fer servant à le réguler. Une valeur trop faible est synonyme de carence en fer, sur le vélo ça se traduit par une fatigue anormale et un essoufflement inhabituel.  
– Le fer sérique  doit être compris entre 35 à 150µg/l.  
– Un manque de potassium facilitera l’arrivée des crampes, 3,8 à 4,9mmol/l pour être dans la norme. 
– Assez variable d’un jour à l’autre, le magnésium est compris entre 18 et 22 mg/l. Fatigue générale et difficultés pour monter en pulsations indiquent une carence.  
– Le calcium, de 2,2 à 2,6mmol/l, est important pour la solidité des os, une carence peut induire une certaine fragilité en cas de chute (on parle alors de fracture de fatigue). Mauvaise régulation du rythme cardiaque et contractions musculaires peuvent également être causées par un manque de calcium.
– Le phosphore (0,80 à 1,45 mmmol/l), qui aide le calcium à se fixer sur les os, ne doit pas être trop bas mais pas trop haut non plus sous peine de fragiliser encore plus les os.

Dans tous les cas, l’analyse sanguine doit être confiée à un médecin du sport pour obtenir une lecture pertinente, les valeurs relevées chez les sportifs n’étant pas comparables à celles d’une personne physiquement peu active. C’est notamment le cas du fer, avec des besoins plus importants pour le cycliste et dont les carences ne sont pas rares. Une personne compétente en la matière saura donc vous administrer la bonne quantité, et pour autant sans excès qui serait nuisible, pour régénérer votre organisme. N’attendez pas d’être complètement à plat pour faire une prise de sang permettant de détecter un souci, le temps de retour à la normale après de grosses carences peut être très long.       

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Un commentaire sur “La prise de sang, quel intérêt ?”

  1. vous parler de la ferritine qui trop basse révèle un etat de fatigue ,mais il faut savoir que lorsque celle ci est trop élévée cela fatigue aussi je suis moi meme cycliste et je suis atteint d’hémochromatose maladie génétique de surcharge en fer de l’organisme . une prise de sang suffit pour connaitre son taux de ferritine . en outre cela peut causer de grave dégat que ce soit au niveau du fois ,du coeur et du pancréas

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