Mediterranean Epic, c’est parti ! + VIDEO

Med Epic 2019 : étape 1, une mise en jambes bien sévère

Nous voici à Oropesa Del Mar, petite cité balnéaire espagnole située entre Barcelone et Valence pour la 2e édition du Mediterranean Epic. Au programme, 4 jours de course, 250 kilomètres et 6700 mètres de dénivelé pour cette épreuve labellisée UCI classe 1 permettant d’attirer de nombreux coureurs élites et pros… C’est également une magnifique épreuve populaire, en atteste les quelques 800 coureurs attendus sur la ligne de départ…

Par Fred Ischard – Photos Mediterranean Epic

Justement, nous y sommes sous cette arche de départ située sur l’esplanade de la Playa del Concha. Pas plus de 10 degrés mais un soleil resplendissant et la chaleur du speaker qui met l’ambiance à l’appel de la longue liste de coureurs élites et tout ce que l’on peut constater, c’est qu’il y’a un sacré niveau de coureurs cette année.

Il est 9 heures et c’est parti pour la première étape, 60 kilomètres et 1300 mètres de dénivelé. Ça paraît peu mais sur le terrain, ça ne le sera pas tant. Le parcours du jour va nous emmener dans l’arrière pays de la province de Castellon et nous proposer un concentré de tous les chemins que l’on peut trouver dans la région. On s’élance sur le front de mer et au bout de 500 mètres, première difficulté du jour. On doit gravir une montée sur bitume d’un kilomètre à 13% de moyenne avec des pentes à 25%, de quoi faire exploser le peloton d’entrée. S’en suit une courte descente avec notre premier single, certes pas très technique mais qui nous plonge dans l’ambiance Med Epic. Les 5 premiers kilomètres sont passés, place à la seconde difficulté du jour, une ascension de 5 kilomètres plutôt roulante et agréable qui va nous mener au sommet à 300 mètres d’altitude. Première longue descente du jour sur un long single qui va s’avérer déjà bien technique avec 2 ou 3 passages délicats, bref on va goûter à nos premiers cailloux de l’épreuve mais quel régal, quelques ralentissements mais dans l’ensemble le flot de coureurs est bien étalé.

Nous approchons du 15e kilomètre et voici la plus longue difficulté de l’étape qui se profile mais pour y parvenir, l’approche s’effectue par un single assez rapide qui s’élève progressivement au gré d’une succession de raidillons nous menant ainsi au premier ravito après 20 kilomètres de course. L’ascension se poursuit, devenant plus roulante par la suite et nous menant aux portes du parc naturel Les Désertes mais sans y pénétrer, en tout cas pas aujourd’hui. Au sommet, nous voici à près de 400 mètres d’altitude. On plonge maintenant vers le village de la Pobla en empruntant un single tortueux et technique à souhait réclamant engagement et prudence. Une fois en bas, un peu de répit nous est accordé mais cela ne durera que 2 kilomètres.

Nous sommes à mi-course et voici un nouveau single technique et trialisant où il faut jouer avec les cailloux mais cette fois en montant tout en dominant le village de la Pobla dont on visite les alentours. C’est en redescendant que l’on va à nouveau retrouver des passages bien techniques où seront massés de nombreux spectateurs. Il est maintenant temps de rentrer, l’essentiel du dénivelé est derrière nous mais il va d’abord falloir affronter un pierrier géant sous forme de ruisseau asséché où va falloir franchir de nombreux blocs et des pierres dans tous les sens, mieux vaut avoir de l’énergie sous peine de passer à pied. Cette difficulté technique passée, place à une section plus roulante à profil légèrement ascendant, ça permet de récupérer un peu pour bon nombre de coureurs mais pour ceux qui font la course, ça visse fort surtout que cette section reste entrecoupé de quelques sacrés gros raidillons et de pistes sablonneuses qui font mal aux cuisses, on approche du 40e kilomètre et ça se ressent.

Voici le second ravito du jour situé près du village de Cabanès. Il reste encore 20 kilomètres mais qui vont s’avérer plus facile. Nous arrivons au pied de la dernière ascension du jour longue de 5 kilomètres. Cette montée sera bien roulante et pas très difficile, sauf que chaque coureur jette les dernières cartouches qui leur restent et qu’il faut encore de la force pour garder le rythme sur cette dernière difficulté. Allez, on plonge maintenant vers le littoral mais méfiance car la descente qui nous attend sera la plus technique du jour ! Beaucoup de cailloux, quelques sections bien engagées, le tout dans un décor bien sauvage et un tout petit point de vue sur la Méditerranée qui pointe le bout de son nez. Une fois en bas, il ne reste plus qu’à dérouler lors des 7 derniers kilomètres tout plat nous menant vers la ligne d’arrivée jugée au cœur de la Marina d’Or d’Oropesa.

Côté course, on retrouve un groupe de tête d’une trentaine de coureurs au passage du premier ravito qui va s’égrener au fil des kilomètres puisque l’on ne retrouvera que 10 coureurs au pied de la dernière difficulté du jour. Mais au final, c’est un seul homme qui franchira la ligne d’arrivée en vainqueur du jour en la personne de Carlos Coloma du team BH au terme de 2h31 de course. Vingt secondes plus tard, c’est un sprint qui va départager trois hommes pour les places sur le podium avec David Valero du team MMR qui prend la 2e place et l’italien Fabian Rabensteiner du team Trek Selle San Marco la 3e, suivi de Francesc Guerra du team Scott Buff. Son coéquipier Enrique Morcillo complète le top 5. Chez les dames, c’est l’australienne Rebecca Mc Connell qui remporte l’étape en 3h01 suivie de Ramona Forchini à 1 minute 10 et Greete Steinburg à 7 minutes.

Le parcours de cette première étape aura eu comme des airs de Roc d’Azur avec un poil plus d’engagement technique. On se sera régalé sur cette première étape, ça promet que du très bon pour la suite. Vendredi direction Castellon, la capitale de la province du même nom où nous attend une étape un peu plus difficile totalisant 60 kilomètres mais avec 1800 mètres de dénivelé.

Voir aussi : Mediterranean Epic, Sarrou et Koretzky au départ

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