Mediterranean Epic 2018, résumé étape finale + VIDEO

Rendez-vous une fois encore sur le front de mer d’Orpesa pour le départ de la dernière étape de ce premier Mediterranean Epic. Les survivants des trois premières journées s’élancent cette fois-ci pour l’étape la plus courte de l’épreuve, un peu plus de 50km mais quasiment 1600m de dénivelé à avaler en guise de cloture. Si sur le papier le parcours pourrait s’apparenter à une seule montée et descente, cette dernière étape va malgré tout s’avérer décisive pour beaucoup de coureurs et le classement général.

Par Fred Ischard et Jeff Bossler – Photos : Cano Fotosports

Dès le départ nous refaisons la même montée que le premier jour, 2km avec des passages à 25%  permettant de surplomber la station balnéaire d’Orpesa, la vue est magnifique mais ce sont surtout nos jambes qui piquent et qui nous (pré)occupent. La descente suivante technique se passera mieux que le premier jour, le bouchon sera moins pénible avec la plupart des participants s’étant maintenant familiarisé techniquement avec le terrain particulièrement cassant. Jusqu’au douzième kilomètre le parcours est identique à la première journée ce qui permettra de bien se faire plaisir notamment dans les descentes où le coup de guidon est plus assuré et les trajectoires connues permettant de franchir les dalles et les rochers en sécurité, pas de frayeurs même si il faut toujours éviter quelques coureurs espagnols courant dans tous les sens.

Passé le premier ravitaillement, nous attaquons la difficulté du jour, 8 kilomètres et 500m de dénivelé positif qui devrait nous amener au sommet de l’Alto del Bartolo avec ses antennes caractéristiques, que nous apercevons au loin. Ascension qui sera difficile car totalement irrégulière, tantôt avec des portions de chemins plats où il faut remettre du braquet, tantôt des « murs » en ciment où il faut limer les pignons de gauche. Le paysage au sommet est magnifique, nous dominons toute la Costa Azahar et la Méditerranée nous apparait comme sur une carte postale sous un solide soleil et des températures dépassant les 10°C. Malheureusement pas le temps de bronzer et la bascule se fait d’abord sur une route (mal) goudronnée puis un chemin large aux cailloux fuyants et enfin un single empierré bien technique qui achèvera nos avants bras.

Passage du second ravitaillement et il faut bien s’abriter dans les roues des machines espagnoles sur une piste cyclable à plus de 40km/h. Un bout de sentier côtier au bord de la mer pour casser le rythme avant d’affronter la dernière difficulté de la semaine, deux kilomètres de montée d’abord bien raide sur un single avant de finir sur route pour atteindre le premier sommet de la journée (nous y sommes passé juste après le départ) mais plutôt que de redescendre par la même route, l’organisateur nous a trouvé un dernier singletrack technique en descente avant de rejoindre le bord de mer et de retourner au site d’arrivée d’Oropesa Del Mar par des voies piétonnes et des pontons de bois sur la plage.

Côté course Jordan Sarrou assure et emporte cette première édition faisant le plein de points UCI. Victor Koretzky a vécu 2 dernières journées plus difficiles mais sauve quand même sa quatrième place. Nous avons hâte de voir cette paire affronter les meilleurs mondiaux lors de la Cape Epic dans un gros mois. Seront ils les premiers français à la remporter en Elite ? Cela semble compliqué dès la première année mais qui sait vu le talent des deux pilotes du Team KMC Ekoï SR Suntour. à suivre… Côté dames, la brésilienne Raiza Goulao (Primaflor Mondraker) l’emporte devant la belge Alice Pirard (Merida Wallonie) et Natali Fischer Egusquiza.

Classements complets : www.chiplevante.net/2018mediterraneanepic

Que dire de plus que nous n’avons pas déjà souligné dans nos articles précédents, la Mediterranean Epic est assurément une épreuve plus que bien née et les 580 participants présents sur les 4 jours ne s’y sont pas trompés connaissant la réputation de l’organisateur du Med X’trem. Parcours variés, montées qui se font toutes sur le vélo avec un peu de doigté et beaucoup d’efforts, récompensés à chaque fois par des descentes techniques où le pilotage prend tout son sens. Si les parcours peuvent faire penser au Roc d’azur par le côté sec et rocailleux, il faut tout de même être averti que techniquement c’est plus difficile, mais que cela permet une remise à niveau rapide pour la saison à venir. Les ravitaillements étaient complets, avec des bénévoles tendant des gobelets d’eau ou de coca, et soulignons que même les derniers ont eu autant à manger sur les tables. Sans compter le ravitaillement d’arrivée bien copieux, à base de pâtes avec différentes sauces et fromages, du jambon local, des pizzas lors de l’arrivée du second jour, une paella géante le dernier jour, des donuts, fruits frais et autre gourmandises fort appréciées.

Situé à 2 heures de route au sud de Barcelone, Oropesa est une cité balnéaire accessible en voiture facilement notamment pour les français résidant sur la moitié sud de la France (8H de route de Lyon par exemple). Pour les « nordistes », nous recommanderions l’avion dans un souci économique (et de fatigue), des compagnies lowcost proposant des billets à moins de 200€ l’A/R. Enfin à souligner aussi l’excellent rapport qualité/prix si vous réservez à plusieurs un appartement avec pension complète. De notre côté nous étions 5 et cela nous a couté 45€/j avec les 3 repas pris à l’hôtel Grand Duqué qui proposait des buffets gigantesques (avec bières et vins compris). L’inscription course quant à elle coute 180€ par coureur, quand on voit les polémiques s’intensifiant par rapport aux tarifs d’inscription sur certaines épreuves françaises de fin de saison ou sur des épreuves étrangères lointaines qui demandent un budget de ministre, il est bon de souligner qu’il existe encore des organisateurs passionnés et des pays en Europe où il est fait bon poser ses crampons pour passer du bon temps entre amis. Quand sur Panam il est compliqué d’avoir 24 heures de soleil en janvier, à Oropesa nous n’avons certes pas eu très chaud mais question vitamine D nous avons eu notre dose durant ces 4 jours de course ! Bref, nous décernons à cette Med Epic une note de 8/10 d’entrée (histoire de pouvoir encore augmenter dans le futur). L’organisateur ayant déjà des idées d’amélioration pour 2019, il ne faudra pas tarder à s’inscrire car le quota de 700 participants risque d’être rapidement atteint, rendez-vous en février 2019 pour la seconde édition du Mediterranean Epic !

Voir aussi :
– Mediterranean Epic 2018, c’est parti ! Etape 1
– Mediterranean Epic 2018, résumé étape 2 + VIDEO
– Mediterranean Epic 2018, résumé étape 3 + VIDEO

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