Le VTT à assistance électrique, une réelle problématique ?

Le VTT à assistance électrique, quels problèmes, quelles solutions, quel avenir ?

Le VTT à assistance électrique est aujourd’hui montré du doigt pour différentes raisons. Amalgame, philosophie, déviance, plusieurs points inquiètent et de premières interdictions de pratiquer sont même apparus sur les plateaux du Vercors. La MBF (Mountain Bikers Foundation) intervient et une conférence sur le sujet s’est tenue lors du récent Roc d’Azur. Synthèse et analyse de la situation. 

Le VTT à assistance électrique (VTTAE) se développe fortement depuis quelques années et 2018 continuera sur cette lancée avec un accroissement important de l’offre du marché en termes de e-VTT. Si les marques et modèles n’étaient encore que finalement peu à proposer des produits de ce type ne serait-ce que 2 ans en arrière (on peut à l’inverse citer Haibike et surtout KTM qui proposent un choix important depuis de nombreuses années), la majeure partie des marques est présente sur ce créneau en 2018 avec un choix parfois très large et des machines qui progressent considérablement. Performance globale, agrément, look, maniabilité… Les VTT à assistance électrique ont tout pour séduire et nous en sommes qu’au tout début d’une ère nouvelle avec cette nouvelle famille de VTT.

Réunion Roc d’Azur 2017

Si la pratique est encore confidentielle, elle ne manque pas déjà de faire du bruit et un premier signal d’alarme vient d’être tiré, au point de déclencher une action de la MBF (Mountain Bikers Foundation) afin de défendre les intérêts du VTTAE et du VTT en général. Entre idées reçues et éthique, il y a de quoi débattre et le Roc d’Azur 2017 fut l’un des premiers lieus d’échange sur le sujet en compagnie des acteurs majeurs du milieu.

Parmi les personnalités du secteur présentes, Gilles Lapierre (Lapierre), Nicolas Vouilloz (Lapierre), Yan Fouché (Shimano), Guillaume Heinrich (Bosch), Fred Glo (Tribe Sport Group), Christophe Morera (Race Company), Eric Jacoté (FFC), George Edwards (UCC Sport Event), Julien Rebuffet (MCF), Raymond Cheminal (IMBA Europe), Lionel Macaluso (MBF) et Kostia Charra (MBF).

La problématique principale :
L’objet de cette réunion est donc de comprendre et analyser les craintes émises par certains et de se positionner en tant que défenseur de la discipline avec des arguments clairs et cohérents afin de défendre les intérêts du VTTAE.
L’action de la MBF porte donc sur la problématique suivante : Eviter que le VTT à assistance électrique ne pose problème à la discipline et au VTT dans sa globalité.

Une certaine perception négative du VTTAE est apparue et appelle d’autres problèmes qui viennent en partie générer une vision du e-VTT peu valorisante.

Les inquiétudes :
– Organisation du 1er Open de France de VTTAE sous l’égide de la FFM (Fédération Française de Motocyclisme) mi-octobre en Haute Loire
– Débridage facile des motorisations
– Principe de 
précaution qui débouche sur l’interdiction.

Du côté de la MBF, il y’a urgence d’agir et il est grand temps de se réveiller pour éviter tout amalgame. La MBF et les acteurs du milieu présents lors de cette réunion insistent sur le fait que le VTTAE est une activité sportive appartenant au VTT et non au sport mécanique. VTTAE = VTT = sport. L’organisation d’un Open de France de VTTAE via une affiliation à la FFM n’est pas acceptable et il est souhaitable que la FFC soit la fédération en charge de l’aspect compétition. Les différents organisateurs d’événements (George Edwards – TransV, Méga, etc.), Fred Glo (Tribe Events) se tiennent d’ailleurs prêts à aider la FFC dans sa volonté de créer des compétitions spécifiques réservées exclusivement aux VAE avec d’ores et déjà un championnat de France évoqué, ce qui permettrait de crédibiliser cette discipline à part entière du cyclisme. Eric Jacoté (FFC) précise d’ailleurs être fortement encouragé dans cette démarche par la FFC mais aussi par l’UCI, David Lappartient ayant un regard opposé à celui de Brian Cokson qui ne voulait pas entendre parler de ces disciplines nouvelles autour du vélo à assistance électrique.

Concernant l’assistance au pédalage, la norme européenne fixe une coupure à 25 km/h et la puissance du moteur à 250 W. Aux USA, la limite est fixée à 20 Miles/h, soit 32 km/h. Il existe cependant une seconde catégorie de vélos dont la coupure est fixée à 45 km/h avec des machines dépendantes de la réglementation cyclomoteur (immatriculation, casque spécifique, etc.). En Europe, on parle de «e-bike» pour les vélos limités à 25 km/h, de «speed-bike» pour les 45 km/h. On a cependant tendance à oublier ces différences en VTT où l’on parle uniquement de VTTAE (ou e-MTB en anglais) sans distinguer les deux, ce qui ouvre la porte aux amalgames, les speed-bike étant clairement des mini-motos. Lors de cette réunion, tous les avis sont unanimes, seuls les machines limitées à 25 km/h doivent pouvoir circuler sur les chemins et être considérées comme VTT. Mais si l’homologation existe auprès des fabricants, le débridage est devenu trop courant. N’importe quel magasin ou particulier peut le faire, via une intervention aisée dans le système électronique ou en achetant un kit. De plus, les kits de transformation non bridés et pouvant développer plus de 1000W permettant de transformer un VTT classique en VTTAE moto existent toujours. Speed bike ou kits, c’est clairement un gros problème, le risque d’ accident étant réel et le partage des chemins avec les autres utilisateurs d’espaces naturels devenant impossible. Du côté des fabricants de motorisations, on assure prendre toutes les mesures pour rendre les systèmes le plus inviolable possible tandis qu’une très grande majorité de constructeurs de VTTAE souhaite luter contre ça via des campagnes de communication par exemple. Les fabricants rappellent que la garantie du vélo est perdue dès lors que l’on modifie certains paramètres du système.

Comme on a pu le voir dans le Vercors, le principe de précaution débouche sur une interdiction. C’est aussi parfois le cas dans d’autres pays, exemple ici avec ce panneau d’interdiction.

Il faut aussi rappeler qu’il existe une incohérence entre les différentes législations, le code forestier et le code de l’environnement par exemple. La MBF agit et demande une harmonisation des lois afin que le VTT et le VTTAE ne soient pas considérés comme véhicules interdits.
A l’heure actuelle, l’article L362-1 du code de l’environnement stipule : «En vue d’assurer la protection des espaces naturels, la circulation des véhicules à moteur est interdite en dehors des voies classées dans le domaine public routier de l’Etat, des départements et des communes, des chemins ruraux et des voies privées ouvertes à la circulation publique des véhicules à moteur.

Les chartes de parc national et les chartes de parc naturel régional définissent des orientations ou prévoient des mesures relatives à la circulation des véhicules à moteur visant à protéger les espaces à enjeux identifiés sur les documents graphiques des chartes de parc national et sur les plans des chartes de parc naturel régional, pour des motifs de préservation des paysages et du patrimoine naturel et culturel. Ces orientations ou ces mesures ne s’appliquent pas aux voies et chemins soumis à une interdiction de circulation en application du premier alinéa du présent article.»

Le VTT à assistance électrique, pour quoi pour qui ?

Mais pourquoi avons-nous inventé le VTT électrique ? Pour aller là où on ne pouvait pas aller, des sommets montagneux par exemple mais aussi en plaine près des villes lorsque l’on veut s’enfoncer dans la nature. Plus loin plus haut pour résumer…
On parle alors de «sport santé», un moyen de mettre ou remettre en selle un public ne pratiquant pas ou plus d’activité sportive. Lors de cette réunion, l’analyse évoque des gens de + de 50 ans ayant arrêté le sport et/ou ayant pris de l’embonpoint ou encore les compagnes de sportifs souhaitant accompagner leur homme lors de sorties de plusieurs heures. On parle d’une première génération de pratiquants d’un certain âge, de vététistes autour du quintal et de non-sportifs. Mais une seconde génération commence à arriver avec un public plus jeune ayant une meilleure compréhension du potentiel de l’engin. Avec ces machines de plus en plus sophistiquées et ludiques, c’est une autre façon de rouler, à l’attaque en termes de pilotage tout en gérant l’assistance pour allonger les sorties ou récupérer lorsque l’on a un coup de moins bien. Pour de nombreux acteurs du milieu, c’est sur l’Enduro que le VTTAE va trouver sa place ces prochaines années. Les professionnels du milieu estiment en tout cas que le marché du VTTAE va exploser et nous en sommes encore qu’aux balbutiements de la discipline.

Que pensent les vététistes ? 

Que l’on soit pratiquant régulier ou occasionnel, nombreux sont les vététistes à partager leurs avis sur le sujet car on commence tout de même à en croiser dans les chemins ainsi que sur les randos organisées et quelques compétitions. Le vélo urbain justifie pleinement la possibilité de recours à une assistance électrique, car celui-ci à une vocation à remplacer les automobiles et autres scooters bruyants/encombrants/polluants pour fluidifier grandement le trafic tout en simplifiant les déplacements, il n’y a aucune notion sportive ici même si pédaler en étant assisté fera tout de même un minimum de bien au corps.

Côté pratique sportive – de loisir occasionnel à intensif, VTT (route aussi) – les avis divergent grandement. Il y’a clairement les pro-VTTAE et les opposants avec des deux côtés des arguments intéressants. Si l’on résume au plus court, dans l’ensemble les utilisateurs de VTTAE disent : «pourquoi souffrir alors que l’on peut éviter ça ?», ce qui rejoint d’ailleurs une campagne de pub récente d’une grande marque avec le slogan «Pédalez sans vous fatiguer»…

Du côté des défenseurs du vélo à propulsion humaine, et plus particulièrement le VTT dont il est question ici, il y a davantage à dire car de très nombreux pratiquants ne sont pas favorables au développement du VTTAE, nous avons récolté de nombreux témoignages en ce sens ces derniers mois auprès d’un panel d’utilisateurs très large…
Tout d’abord d’un point de vue éthique, on se retrouve à l’opposé des valeurs propres du VTT qui sont la découverte de la nature d’une façon la plus simple et discrète possible via une activité sportive. Un VTTAE va au delà avec davantage de matière première et d’énergie nécessaires à la production du vélo et des batteries remplies de produits chimiques, mais c’est aussi et surtout l’approche du milieu naturel et la valeur sportive qui sont remis en cause par bon nombre de vététistes. Le témoignage d’un dirigeant d’une marque de VTT exprime d’ailleurs très bien ces ressentis : «Quel est l’enjeu de la préservation du VTT sans assistance ? C’est de préserver le le côté simple du VTT, non polluant, non compliqué, non dépendant de quelqu’autre énergie que la force motrice humaine pour garder un côté pur et proche de la nature. La beauté de l’effort, le côté humble que l’on se doit d’avoir en vélo devant un dénivelé, un trip, une montagne». D’ailleurs, pour beaucoup il est surprenant de voir des formules VTTAE sur des épreuves mythiques comme la Transvésubienne ou encore l’Ultra Raid de la Meije, même si il faut bien sûr vivre avec son temps. Les triathlons avec des hoverboard pour l’épreuve de course à pied, c’est pour quand ?
Devant la poussée massive du VAE, il ajoute : «Il ne faut pas qu’un jour le gars qui pédale sans assistance soit considéré comme un original, il doit simplement être respecté et non pas adulé.»
Pour d’autres, après une semaine de boulot à avoir utilisé véhicules ou transports en commun, pas question de passer le week-end encore sur un engin motorisé. Liberté et dépense physique sont de rigueur.
La cohabitation VTT et VTTAE pose aussi quelques problèmes, sur les randonnées organisées et les quelques courses existantes où le respect n’est pas toujours de rigueur car avoir de la puissance sous la pédale peut permettre de se comporter comme sur la route au volant de sa voiture… D’ailleurs, dans le futur, on va tendre – et c’est déjà le cas pour certaines organisations – vers des horaires de départs séparés. Et du côté de la compétition, on évoque des tracés différents où l’on peut exploiter la motorisation autrement en rejoignant d’une certaine manière ce qui se faisait en moto enduro. D’ailleurs, on retrouve pas mal d’anciens motards sur des VTTAE. Cela permettrait ainsi de ne pas chercher systématiquement à prouver que le VTTAE est mieux qu’un VTT et inversement, ça sera simplement une discipline autre.

On le voit, le débat est loin d’être clos, on ne peut ignorer à l’heure actuelle que le VTTAE peut représenter un danger pour l’image du VTT en général. De bonnes bases et réflexions sont posées, on se doit d’être vigilant quant à son développement et cadrer certaines choses comme on a su le faire avec la pratique du Freeride par exemple et ensuite de l’Enduro où l’on avait pu entrevoir certains comportements peu exemplaires. Il ne faut pas non plus oublier les asthmatiques (mais les vrais, ceux qui ont de réelles difficultés respiratoires…) et autres sujets souffrant de maux divers leur interdisant la pratique classique du VTT. Nous en connaissons et avons partagé des sorties avec eux, c’est plutôt chouette qu’ils aient cette possibilité de s’épanouir en VTT de cette manière et ce sont avant tout des amoureux de la nature qui ont du se résigner à utiliser un VTT classique. A l’inverse, on se pose des questions sur cette seconde génération de pratiquants, un public plus jeune, sous la quarantaine on va dire et parfois bien en dessous, où le goût de l’effort – même minime – n’y est pas ou plus vraiment… On glisse (trop) rapidement vers une solution plus passive en se persuadant que l’on est déjà trop vieux, ou encore que l’on a pas ou plus la condition physique pour faire du vélo musculaire. Pourtant, des fois en se bottant le derrière ça marche pas mal ! On a l’impression de revivre ce qu’il s’est passé avec le développement de l’automobile où l’on a incité massivement les gens à ne plus se déplacer autrement quelle que soit la distance… Pire, on a mis des pastilles vertes sur les pare-brises pour dire que la voiture c’est ultra-sain pour l’air des villes, histoire de l’utiliser encore plus. Là c’est un peu pareil, le vélo électrique se revendique écolo, certes ce n’est de loin pas le véhicule le plus polluant de la terre, mais de là à dire qu’il est écolo…

La réponse à ces problématiques nous vient peut-être du plus grand revendeur de vélos en France, Decathlon pour ne pas les citer, qui offre une gamme (B’twin) très étendue afin de donner accès au sport au plus grand nombre. Un succès énorme, les VTT se vendent à la pelle, la plupart ne sortent que peu et les pratiquants qui chevauchent ces machines ont parfois même une drôle d’allure sur leur vélo mais ils sont volontaires et chaque mètre parcouru est un plaisir même si la fatigue se fait ressentir. Une clientèle très majoritairement peu sportive qui ne s’interdit cependant pas de faire du VTT sans assistance.
«Le milieu du vélo est entrain de nous faire passer des bateaux à moteur pour des bateaux à voiles» avons-nous entendu, une forme de conclusion qui demande réflexion, il est en tout cas important d’aller dans la bonne direction et ne pas réinventer la moto tout terrain…

> Autres infos VTT :www.velochannel.com/VTT
> Suivez VeloChannel.com sur Facebook et Twitter

27 commentaires sur “Le VTT à assistance électrique, une réelle problématique ?”

  1. Vététiste depuis de nombreuses années, pratiquant principalement en forêt de Fontainebleau, je suis contre toutes les machines supportant un moteur dans les massifs forestiers. Mais les vélos électriques quels qu’ils soient sont certainement l’avenir pour certaines personnes et je pense en acquérir un prochainement .

  2. bonjour
    vous dites ,aucun vttae ne figure dans la gamme du géant français !!!!
    alors vous aller me dire que sur l île de la réunion on est loin de tout , mais chez nous, décathlon nous vend du vttae !!!
    du ktm et une autre marque OGPBIKE pas sur leur nom mais quand même

    1. Oui, c’était sous-entendu sous sa propre marque B’Twin. Il est cependant extrêmement rare de voir des magasins Decathlon proposer autre chose que du vélo B’Twin, ce n’est pas la politique commerciale globale même si quelques exceptions locales peuvent exister.

      1. Tu veux rire ??!! Decat commence à proposer des modèles de Vttae dans ses magasins de province .
        Ex. à Carcassonne tu peux trouver, à côté des B’Twin, un vttae Rockrider tout-suspendu….Et c’est pas fini…!!! Ils vont s’y mettre comme les copains .

        1. Evidemment que Decathlon développe du VTT électrique au sein de sa nouvelle gamme/marque Rockrider, ce qui a été annoncé lors du dernier Roc d’Azur, en restant sur une offre faible qui correspond aux besoins actuels plutôt que d’inonder massivement leurs rayons cycles avec ça. Mais ici on les citait avant tout car ils ont su ces dernières dizaines d’années rendre la pratique sportive populaire, notamment en développant massivement le sport loisirs plutôt que le sport compétition. Ce qui prouve que les pratiquants sans condition physique peuvent tout de même accéder à une activité physique simplement en utilisant leurs seules capacités. Et ça a relancé le marché du vélo dans sa globalité, même si le VAE n’existait pas.

  3. « Cela permettrait ainsi de ne pas chercher systématiquement à prouver que le VTTAE est mieux qu’un VTT et inversement, ça sera simplement une discipline autre »

    Tout est dans cette phrase ! 2 sports différents…

  4. Des VAE en vente dans les centres auto… Je pense avoir tout dit. Nicolas, 38 ans et pas d’achat de VAE en vu d’ici un long moment.

  5. La beauté de l’effort. Lol

    C’est vrai que les navettes qui fleurissent un peu partout pour faire de l’enduro VTT sans mettre un coup de pédale à la montée c’est beaucoup moins polémique. On parlera pas des stations l’été. Et pourquoi gagner 1KG sur son vélo si on aime l’effort pourquoi des roues de 29 pourquoi le cadre carbone pourquoi les fourches télescopiques pourquoi les freins à disques?Un bon rigide de 1995 voilà ce que le milieu du vélo doit mettre sur le marché. Le retour du bon chasseur des inconnus, ce qui compte c’est le plaisir des gens sans trop faire de nuissances aux autres et à la nature.

    Quand à decathlon c’est juste que le prix de vente d’un VTTAE est trop élevé pour ses clients,CANYON eut été un meilleur exemple

    1. Chez Decathlon ce n’est pas forcément le prix de vente d’un VTTAE qui freine à l’heure actuelle, côté urbain la marque a d’ailleurs sorti des produits haut de gamme utilisant le Shimano StePS où l’on est pas loin des 2000 Euros pour un Trekking urbain tout de même ! Il est cependant probable que Decathlon se mette au VTTAE ces prochaines années, le frein étant plutôt aujourd’hui le marché pas encore assez important pour démarrer une production plus massive afin de proposer un rapport qualité/prix compétitif – la marque de fabrique de B’Twin.
      On cite ici Decathlon uniquement car il est le plus gros vendeur de vélos en France (aux alentours d’un tiers du marché), ce qui n’est pas le cas de Canyon qui reste une marque parmi tant d’autres. Et le fait de ne pas avoir de VTTAE dans la gamme n’empêche pas les clients de s’adonner aux joies du sport nature quel que soit son niveau.

      1. Je suis tout à fait en phase avec votre analyse. Pour Canyon, je pense qu’ils ont la même politique que B’Twin.

  6. Bonjour,
    Je pratique le VTT depuis les années 1997. Je suis atteint d’une maladie orpheline, et de quatre autres pathologies.
    Je fais aussi du vélo de route. Ces deux pratiques me permettent de maintenir ma santé. Malheureusement les maladies gagnent du terrain, et j’ai commencé à rencontrer des difficultés en VTT. En VTT, nous sommes très régulièrement en déhanché pour absorber la variation du relief situation que vous ne rencontrez pas en vélo de route. J’ai eu la chance de tester un VTTAE pendant une semaine. J’ai pris conscience que mon pédalage se rapprochait à celui du vélo de route, mais que je produisais le même effort physique. J’ai donc fait le choix s’investir dans un VTTAE. Je roule principalement en mode ECO, et dans les raidards en mode TOURING. Aujourd’hui mes amis puristes ont une vision différente depuis qu’ils ont essayé mon vélo. Beaucoup de vététistes croient que tu ne fournis pas d’effort avec un VTTAE, alors que c’est totalement faux. Comme dit dans l’article, le VTTAE permet à des personnes de tout âge de reprendre une activité physique.
    Un point qui a été omis dans l’article très important à mes yeux est la distance parcourue en fonction de l’assistance.
    En mode ECO, je peux faire 70 km. En mode TOURING, je peux faire 40 km voir un peu moins. En mode ITMB, j’ai encore du mal à l’évaluer car je ne suis pas à l’aise faute d’habitude, je dirai 45 à 50 km. En mode TURBO, je peux faire 25 km. Si un kit est installé pour rouler jusqu’à 45 km/h, les valeurs que je viens de donner sont amputé d’un tiers donc quel intérêt. De plus l’assistance est nécessaire pour les ascensions, voir le plat.
    Comparer un VTTAE à une moto est une hérésie ! Ceux qui font ce type de comparaison ne connaissent ni l’un, ni l’autre, voir les deux.
    La customisation pour gagner en puissance est certe plus aisée sur un VTTAE qu’un VTT comme pour les mobiliers et les scooters.
    Quant au civisme des cyclistes qu’ils soient sur un VTT ou VTTAE, elles est à l’identique des automobilistes.
    Le vététistes qui dénigre le VTTAE si demain il a un problème de santé que fera-t-il ? Avant de tenir un discours catégorique, il ferait bien de comprendre les raisons de son utilisation.
    Ce qui me choque dans ce débat est le fait qu’une fois encore la pratique du VTTAE permet à des personnes de reprendre une activité physique, et par ricochet diminuer les frais de santé. La pratique du VTT et VTTAE devient aussi supérieure à celle des pédestres, et l’état cherche un moyen d’amender cette pratique par des interdictions.

  7. Copie de mon message posté sur facebook :
    Aprés un début d’article intéressant sur le contexte, on arrive à « que pensent les vététistes ».
    Et là ça devient du grand n’importe quoi :
    3 lignes d’arguments « pour » complètements réducteurs : ça permet de moins forcer.
    3 paragraphes d’arguments « contre » : qui se font le porte parole des radicalisés qui sévissent sur les réseaux sociaux, et non de la masse des pratiquants.
    Et une conclusion à charge contre le vttae, on se demande ce que vient faire Décathon là dedans, surtout quand on veut argumenter sur la pratique sportive ???
    Quel mépris pour les pratiquants du vttae : des fainéants, des vieux, des malades, des handicapés, non respectueux de la nature et des autres pratiquants …
    Et qu’elle méconnaissance de l’histoire et des valeurs du vtt :
    « Tout d’abord d’un point de vue éthique, on se retrouve à l’opposé des valeurs propres du VTT qui sont la découverte de la nature d’une façon la plus simple et discrète possible via une activité sportive ».
    Vous pensez que ça correspond à la pratique de l’Enduro et de la Descente qui sont pourtant des pratiques vtt ???
    Les valeurs du vtt, c’est aussi un esprit d’ouverture de la pratique au plus grand nombre, de tolérance de respect et de partage du terrain de jeu avec les autres utilisateurs (marcheurs, chasseurs, cavaliers …).
    C’est ce qui a permis au fil du temps d’intégrer progressivement les différentes pratiques comme l’Enduro et la Descente, malgré les détracteurs de l’époque qui reprenaient les mêmes arguments que les détracteurs du Vttae aujourd’hui.
    Quand au risque de surfréquentation, faut pas confondre la forêt de Fontainebleau avec le reste de la France.
    Je pratique le vtt et le vttae 2 fois par semaine, seul en semaine et en petit groupe le weekend, sur les spots les plus fréquentés dans un rayon de 100km autour de Toulouse.
    Trés exceptionnellement on rencontre 1 ou 2 vtt/vttae, mais dans la trés grande majorité des sorties on ne rencontre jamais de vtt/vttae, juste quelques marcheurs ou chasseurs. Alors faut pas inventer des problèmes qui n’existent pas et qui ne sont pas prêts d’arriver même avec le Vttae.
    Faut pas croire que c’est juste une assistance qui va permettre de fréquenter les sentiers techniques qu’on aime rouler en vtt, faut d’autres qualités pour les pratiquer.
    Alors oui peut être sur des pistes aménagées en montagne pour une pratique touristique et familiale, et c’est tant mieux car ça permettra à un certain nombre de territoires de maintenir/développer une activité économique dont ils ont bien besoin.

  8. Pour raisonner simple: la course à pied est plus physique et moins accessible que la marche fusse t elle nordique. Faire un marathon en cap demande de l entraînement et une forme physique conséquente, faire 42kms a pied prend du temps mais sur une grosse journée une grande majorité de public est capable de le réaliser. Par contre si je vous donne pour objectif de faire 80 km de marché, le moyen d y parvenir est moins fatiguant et énergivore que la cap, et pourtant c est un sacré défit. Pour beaucoup de vetetistes qui sont passés à l électrique ou qui minent les deux pratiques, la question ne se pose pas, oui c est aussi physique quand dans le meme temps on réalise deux fois plus de dénivelé et qu’ au lieu de porter en montée on cherche à passer sur le vélo en utilisant aussi le haut du corps. Bien entendu je parle la de vrai VTT, pas de balade sur piste roulante dans la forêt du coin. Cependant même pour ceux qui souhaitent rouler en forçant moins et en n étant pas découragés parce que le VTT c est exigeant en côté alors pourquoi pas plutôt que de rester dans son canapé. Ensuite il y a les moqueries sur les gens un peu enrobés que l on peut croiser sur un VTTAE, certains se moquent alors qu’ au contraire il faut les encourager à persévérer car ils ont un bon moyen ludique de perdre du poids et de progresser physiquement. C est un peu comme se moquer des féminine qui en VTT sont souvent en difficulté dans les descentes techniques. Autre point, l autonomie qui ne dépassera pas les 20 kms en montagne pour les débutants, donc pas de risques de voir des gens partout en haute montagne et vu le prix des VTTAE et des batteries supplémentaires, je ne vois pas comment les massifs pourraient être surchargés de pratiquants même à moyen terme.

  9. … j oubliais: je suis en parfaite santé, certes moins en forme qu’ il y a 20 ans quand je pratiquait intensément en VTT xc, raid puis au débuts des courses d enduro. J ai gardé mon enduro classique, mais j avais envie de voir autre chose après 25 ans de pratique, le VTTAE me le permet, je n ai pas changé dans ma façon d aborder ou de me comporter avec les autres pratiquants, un peu d intelligence suffit à comprendre que lorsqu on double un autre VTT on ne le fait pas à 20 km/h en montée en arguant le type qu’ on dépose nécessairement en bossé. Un idiot en VTT reste un idiot en VTTAE, j étais contre les reçois et les navettes en compte enduro, certains ont abusé et au final i terdictions qui fleurissent sur les spots du 66. Même si je m éclate en station avec mon gros enduro via les remontées, j ai décidé de ne plus y aller et de faire  » tout à la pedale » cet été en VTTAE, donc 800km et 23500m de D+ en deux mois suite a l achat de mon enfuro assisté. ..un peu le monde à l envers si on se réfléchit avec le point de vue extrémiste de certains !

      1. On parle ici de VTTAE… Des urbains électriques chez B’Twin, pour aider les gens à laisser leur voiture ou moto au garage, mais pas de VTTAE.

  10. Je suis mort de rire quand je lis cet article à décharge contre les VTTAE. Mort de rire pour éviter de pleurer, quelle étroitesse d’esprit. Alors que certains soit disant vrai sportif prennent des navettes, des télésièges, des télécabine voit même des téléphérique pour multiplier il faut entendre qu’un VTTAE aurait moins le droit de citer qu’un musculaire… Je suis un e-biker et je met au défi certains puriste de me suivre… pas en monté… mais en descente… Enfin le fait même de dire ça je rentre dans un débat inacceptable qui conssisterai à diviser les gens au lieu de les rassembler autour d’une pratique et de la nature… Le rédacteur de cet article aurait au moins pu se signer pour que chacun puisse le renvoyer à son étroitesse d’esprit…

      1. Ne pas tout mélanger… Nico Quéré, on peut aussi citer Nico Vouilloz, Olivier Giordanengo qui ont commencé le VTTAE avant lui. En tout cas tous 3 de sacré figures du milieu du VTT, admirées et respectées par tous. Ces pilotes talentueux s’illustrent aujourd’hui en VTTAE pour découvrir une nouvelle expérience toujours à haut niveau de pilotage. Une autre façon de rouler, une autre façon de s’épanouir dans la pratique sportive. Ils incarnent finalement la nouvelle génération de pratiquants VTTAE qui veulent du motorisé pour pratiquer quelque chose de nouveau et malgré ce qu’on en dise assez différent du VTT classique. Quand on évoquait les personnes plus âgées, plus costauds ou soufrant de maux, c’est la « génération 1 » et ce n’est pas que nous qui l’affirmons par rapport à nos connaissances et expérience du milieu, tous les acteurs présents lors de cette réunion MBF du Roc ont défini cette première génération de pratiquants ainsi. Les collections 2018 s’adressent à la 2éme génération, on voit d’ailleurs depuis cet été un nombre grandissant de « jeunes » s’y intéresser. Et par exemple, dans certaines régions « touristiquo propices » à la pratique du VTT, certains loueurs ne proposent même plus de VTT classiques, c’est regrettable. Bref, ne pas confondre le milieu de la compétition et celui du loisir.

    1. L’article regroupe de nombreux avis de vététistes et évoque les problématiques citées par certains, à tort ou à raison. Et pour certains, le fait qu’un Open de France VTTAE ait été organisé sous l’égide de la FFM ne surprend pas et est même approuvé, il y’a peut-être certaines raisons à cela. Tout n’est pas négatif dans le VTTAE, bien au contraire, c’est juste ici que l’offre (il suffit de voir les stands des marques sur les salons) et la façon dont il est poussé en avant incite déjà grandement les gens à s’orienter vers ça plutôt que le vélo musculaire. Le VTTAE, lorsqu’on l’exploite complètement, est une nouvelle façon de concevoir le vélo et surtout de rouler car on le pilote autrement. Et c’est fun et ludique ! Mais ça devient une discipline à part entière avec des châssis et géométrie qui deviennent très spécifiques, même si VTTAE et VTT doivent se ressembler il faut tout de même noter des différences importantes. Malgré notre étroitesse d’esprit, nous en passons régulièrement en essai dans notre rubrique test produits https://www.velochannel.com/rubrique/roule. On a aussi roulé des Speed Bike et des machines débridées, mais on ne va pas en parler ici pour justement rester bien plus positif vis à vis du VTTAE qui doit exister. Après, il faut juste faire attention de ne pas mettre des assistances partout, le sport doit rester ce qu’il est lorsque l’on est face à la nature. Le surf à moteur existe, est-ce que les surfeurs partent à l’assaut de l’océan avec pour se faciliter la tâche ? Même dans le sport automobile, on en est venu à limiter la technologie en termes d’assistance pour que le pilotage reste un sport, et il y’a encore du travail à accomplir pour ne pas faire passer les pilotes pour de simples robots appuyant sur des boutons et pédales. Bref, le VTTAE, oui c’est super mais utilisons le à bon escient plutôt que forcément.

  11. Le VTT à assistance électrique est un véritable plaisir qui permet à nouveau à des passionnés de pratiquer un sport merveilleux dans une nature superbe et dans son plus grand respect . Le problème vient maintenant de vélo qui ne sont plus de simples vélo mais de petites motos à pédales qui pourraient effectivement remplacer dans l’esprit de certains les motos enduro . Il faut donc être très attentif au respect des réglementations actuelles limitant strictement l’assistance au pedalage à 25 km heure il faut évidement que nos superbes machines restent des vélos . Si l’intelligence humaine et le respect des autres ne prennent pas le dessus on va effectivement très vite dévier ce serait bien dommage qu’une fois de plus on ne parle que d’interdictions de réglementation dans un domaine où on ne cherche finalement que le plaisir et non la performance extrême . le VTT à assistance électrique reste une merveilleuse machine tout à fait respectueuse de l’environnement il suffit que celui qui le chevauche garde bien à l’esprit qu’il n’est pas sur une moto mais sur un vélo tout terrrain ! Raymond

  12. Merci pour cet article qui me parait une très bonne synthèse des enjeux du développement du VTTAE.
    Oui le VTTAE peut être sportif (ou pas…) et c’est sans doute très plaisant pas de doute là-dessus. Espérons néanmoins que son développement n’aura pas d’impact négatif sur le VTT « non assisté » (je suis pessimiste mais j’espère me tromper…)

  13. Ils ont raison de confondre vtt électrique et motos, les e n’ont pas leur place dans le monde du vtt c’est pas du sport , il ne respecte rien ni personne et se prennent pour les roi de la forêt sans réfléchir à qui se trouve en bas du virage c’est réellement dangereux et permet à des gens qui n’ont pas leur place en forêt de venir faire les cowboys, ils polluent énormément (hé oui chaque batterie pour ne parler que de ça est un cocktail de polluants) sans parler de la fabrication qui surpasse même celles des portables en matière de polution.. l’avenir du vélo mon cul .. grand temps de mettre en place une législation , un permis obligatoire et une plaque d’immatriculation, et par pitié arrêté avec vos vttae c’est des cyclo moteur rien à voir avec le terme vtt ..

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *