Transrockies Singletrack 6, étape 2

A l’assaut de Red Mountain

Seconde étape sur cette Singletrack 6. Cette fois, ce sont les sentiers autour du domaine skiable de Red Mountain que l’on va découvrir. Cette étape plutôt courte avec ses 33 kilomètres va encore nous réserver bien des surprises.

Par Fred Ischard – Photos : TransRockies

Nous restons donc dans les alentours de Rossland pour cette deuxième journée de course. La station de ski de Red Mountain n’est en effet distante que de 4 kilomètres du centre de Rossland. On peut d’ailleurs y contempler le sommet de cette grande butte qui donne son nom à la station.

Les vélos sont prêts, les coureurs également, chacun s’échauffe à sa guise et à juste titre car c’est du pied d’une piste de ski que le départ sera donné. Toujours autant d’ambiance au moment de lancer les coureurs et à 8 heures pétantes, c’est parti. On s’attaque d’entrée à de forts pourcentages sur une piste poussiéreuse pour gravir ainsi 200 mètres de dénivelé, le peloton se retrouvant déjà en multiples morceaux.

On redescend ensuite vers le point de départ pour boucler notre « start-loop », la descente est très chouette sur un sentier piégeux mais pas encore trop cassant avec de multiples sauts, double bosses, virages relevés… Bref, que du très bon qui se rapproche un peu des Bike-Park de chez nous mais en plus naturel. Par contre, mieux vaut débrancher le cerveau car entre des canadiens ou autres américains excités et la poussière soulevée par les coureurs de l’avant, il faut parfois prier pour ne pas se mettre au tas.

De retour au point de départ après une mini boucle de 4 kilomètres qui nous aura emballé le cardio au maximum. On file plein gaz sur une section plus roulante vers le réseau de sentiers du Monte Christo, un petit massif qui domine Rossland. Passé la zone de ravitaillement au 7e kilomètre, on attaque une montée assez courte sur une piste avant de se lancer sur une longue descente qui sera particulièrement physique et engagée, voir périlleuse par endroits. On se retrouve confronté à d’énormes pierriers, des amas de blocs rocheux dans tous les sens, des dalles assez impressionnantes… Parfois ça s’enroule, parfois il faut absolument sauter. Et en l’absence de rochers, ce sera une multitude de racines qu’il faudra absorber et toujours ces passerelles étroites… Bref, pendant 3 kilomètres il faudra être précis et se montrer technique  et souple pour s’en sortir.

Aucun répit, la remontée suivante sera tout aussi difficile sur du single technique demandant de constantes relances pour garder un peu de vitesse. Ce n’est qu’à mi-parcours que l’on retrouvera un tronçon de piste en montée permettant de tourner un peu les jambes. La fin de cette boucle du massif de Monte Christo sera ponctuée par de nombreux enchaînements de montées/descentes uniquement sur du single plus ludique sous les sapins. On adore les singles mais ça impose un rythme endiablé et très peu de moments pour se ravitailler. Une ultime descente tout en lacets sur un sentier au sol très poussiéreux et fuyant va nous ramener à la seconde zone de ravitaillement commune à la première. Cette fois, peu de vivres à se mettre sous la dent mais on a le choix pour se réhydrater.

On amorce le retour vers la station de Red Mountain, il reste seulement 8 kilomètres à effectuer mais également la redoutable ascension du sommet du même nom à affronter. Ce sont 400 mètres de dénivelé qu’il nous faut escalader par un single de 5 kilomètres, un magnifique sentier qui serpente sous les sapins mais qui va s’avérer exigeant. Malgré tout, c’est un régal d’arpenter de si longs et fabuleux sentiers. Une fois au sommet, nous sommes à 1550 mètres d’altitude et l’on domine Rossland et tous les environs. On peut maintenant se jeter sur la dernière descente nous plongeant vers l’arrivée par un nouveau sentier plutôt rocailleux, assez périlleux à flanc de ravin avec peu d’adhérence tellement le terrain est poussiéreux. Cette descente sera agrémentée de quelques séries de tremplins naturels avec des jumps à l’aveugle où il ne faut pas trop faire le malin. Dernier kilomètre sous les arbres, quelques racines, les dernières passerelles du jour et nous voici en bas de la station avec la ligne d’arrivée en vue qui sera franchie en 2h04 par le vainqueur du jour, le canadien du team Race Face/Pivot Evan Guthrie, 40 secondes devant le leader de l’épreuve, l’américain Justin Lindine du team Apex qui conserve le leadership pour quelques secondes et quasi 2 minutes devant l’américain du team Jamis Bikes Rotem Ishay. L’américain Taylor Lideen et le canadien Cory Wallace complètent le top 5 du jour et du classement général. En terminant à la 8e place de cette étape, le français du team Cyclestyres.com Frédéric Gombert se retrouve à la 6e place du classement général et conforte sa place de leader sur l’épreuve ST3 qui se clôturera à l’issue de l’étape de demain.

Justement, lundi on ira visiter un site très emprunté sur les trails et épreuves VTT de la région, le sentier des « Seven Summits ». On aura donc quasiment droit à une étape intégralement dans du monotrace lors des 35 kilomètres du parcours de cette 3e étape. Ça promet encore du grand tracé spectaculaire !

Voir aussi :
Transrockies Singletrack 6, étape 1
– Singletrack Six 2017, programme de la semaine

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