1ére SaintéLyon VTT, nous y étions !

Une première édition qui en appelle d’autres…

Pas besoin de la présenter, juste le nom suffit à faire frémir : relier Saint Etienne à Lyon en courant en trail au mois de novembre. Mais samedi 24 juin, cette fois c’est avec notre VTT que nous sommes invités à parcourir ces 70km qui relieront Sorbier au Palais des sports de Gerland.

Par Jeff Bossler – Photos : Gilles Reboisson/SaintéLyon VTT

C’est entre potes que nous avions décidé de participer à cette première, 7 mâconnais se déplaçant en terre lyonnaise car rouler de nuit est une de nos habitudes hivernales – rien de mieux que de se retrouver le vendredi soir après une grosse semaine de boulot sans avoir pu rouler pour sortir de nuit avec nos lampes et souvent finir autour d’un casse croute réconfortant…

16H00, départ réparti en 2 voitures, covoiturage obligé, et arrivée au Palais des Sports de Gerland avant 17H00. Grand parking facilement accessible, retrait des plaques assez fluide, instructions claires sur la logistique (heure de départ des bus et carton avec le numéro de camion dans lequel mettre notre vélo), fléchage pour indiquer bus et camion. En effet, l’organisation a mis un système de bus et camion pour transporter coureurs et montures au départ, nos muscles devant se charger de nous ramener sur Lyon… C’est aussi pour éviter que 2500 voitures ne se rendent au même endroit au même moment, ce qui engendrerait inévitablement des bouchons monstres dans les petites communes de départ de Sorbiers pour le 70km et Sainte Catherine pour le 42km. Pour chacun des parcours, formule chrono ou rando était proposé, chacun choisissant selon son envie.

Jusque là tout allait bien, cela va légèrement se gâter, les bus et camions n’ont pas été garés dans le bon sens, cela peut paraître anodin mais du coup dans l’avenue comme chaque bus était rempli du mauvais côté et qu’il devait faire demi tour, le départ qui devait être à 18H30 s’est plutôt fait à quasiment 19H00. Et les camions des vélos étant encore plus loin ils partiront donc encore après nous… Voyage de 50min jusque Sorbiers sans encombre, à 20H00 nous sommes tous sur la place attendant nos vélos, qui n’arriveront que vers 20H40 ! Le temps de décharger tous les vélos, le speaker a déjà annoncé le report de 10min du départ initialement prévu à 21H00. Bon OK, avec le traffic cela peut arriver.

Nous avions une plaque première vague, qui correspondait au numéro 1 à 350. la deuxième vague allait jusque 700 puis 2 vagues de randonneurs étaient prévus. Le speaker demande à 21H00 au « petits » numéros vague 1 de se rendre au sas de départ, tous les autres devant rester à leur place. Evidemment on peut faire confiance à l’incivisme de 1500 vététistes tous impatients d’en découdre pour ne pas respecter ces consignes. Soit, mais le gros couac va arriver car l’organisateur n’a pas prévu de filtre à l’entrée du sas pour faire respecter les consignes, du coup ce sont les 350 plus rapides ou les plus proches du sas (alors que certains vélos de coureurs première vague sont encore dans les camions) qui vont le remplir, dont une bonne moitié de randonneurs. De notre côté, nous avons beau essayer de nous frayer un chemin, impossible de rejoindre le sas et il faudra se résoudre à partir dans la seconde, et encore au moment de l’ouverture du sas il a fallu gruger et passer sous des rubalises.

9H15 enfin c’est parti, la sortie de Sorbiers se fait sans encombres par une belle bosse dans les lotissements, ce qui permet de suite de mettre tout le monde à sa place. A cette heure un 24 juin, il fait encore bien jour et les premiers kilomètres se font sans les lampes. Nous rattrapons les derniers de la première vague avant le sommet de la première montée, c’est sûr que pour les randonneurs ça valait bien le coup de voler la place aux coureurs…
Dès l’entrée dans les sous bois aux alentours du 10ème kilomètre, la pénombre s’installe et il faut allumer les éclairages. Si le parcours est globalement roulant, les 25 premiers kilomètres accumulent du dénivelé et certaines descentes sont bien cassantes. Petite pensée aux trailers du mois de novembre qui dans ce genre de descente doivent bien déguster au niveau des chevilles…


Passage à Sainte Catherine, lieu de départ du petit parcours mais aussi du ravitaillement. Quelques kilomètres après, nouvelle surprise, nous rattrapons déjà les participants du petit parcours qui étaient censés être partis à 21H00. Comme nous, ils ont du subir du retard et les vagues s’étalant, les derniers prenant leur temps en paquet ce ne fut pas facile de doubler tout ce monde.

Après une semaine de canicule, Météo France annonçait des orages et cela faisait un moment que l’on apercevait les éclairs vers Saint Etienne. En dépassant Rontalon, le parcours effectue une boucle pour repartir vers Saint Laurent d’Agny, et si les éclairs de nuit c’est plutôt joli et sympathique, à partir de ce moment cela va être la grosse douche ! Heureusement la pluie n’est pas froide et pas trop désagréable, cela limite encore la visibilité mais redonne un peu d’adhérence car le terrain était particulièrement sec. Cela ne sera pas le cas dans les 2 descentes suivantes où les pierres mouvantes seront très glissantes. Un bon gymkhana qui n’est pas du goût de la plupart des participants du 42km doublés à ce moment, un long calvaire.

30 min d’orage et il est parti, et à partir de Soucieu en Jarrest nous retrouvons pendant 10 kilomètres des chemins empruntés lors de la Henry Anglade, épreuve organisée sur Brignais. Certains singletracks nécessiteront d’allumer la frontale. En effet, la lampe sur le cintre éclaire suffisamment sur chemins roulants, par contre lorsque le chemin tournicote, on ne voit que devant son vélo alors qu’on aimerait voir aussi la sortie du virage. De ce fait un excellent éclairage de cintre doit aussi se faire doubler par une bonne frontale pour voir où l’on regarde. Et il ne faut pas oublier l’incident technique, en cas de crevaison il est bien plus difficile de réparer si on n’a que l’éclairage de cintre, une frontale est donc indispensable.

Pour les 10 derniers kilomètres, nous approchons de Lyon par Beaunant. Nous traverserons des parcs et même un accrobranche. Une approche sympathique avec des coulées vertes et des chemins oubliés pour basculer en haut de la mulassière sur un escalier avec des volées de marches à descendre pour rejoindre les quais de la Saône, la franchir puis le Rhône sur le nouveau pont Raymond Barre. Dernier kilomètre dans le parc le long du Rhône avant de franchir la ligne d’arrivée juste à côté du palais des sports de Gerland. 3H30 pour boucler cette première édition.

Ravitaillement copieux à l’arrivée, récupération de son sac (que nous avions déposé au départ de Sorbiers), parc à vélo sécurisé ce qui permet d’aller prendre sereinement sa douche en attendant que les copains en terminent. Repas pris en commun dans le palais des sports, identique au trail de novembre aux dires de certains participants. Par contre, nous n’avons jamais trouvé le lavage vélo, plusieurs bénévoles nous envoyant dans plusieurs directions différentes, au bout de 10mn nous avons abandonné. Et inadmissible chez VELOCHANNEL.COM, proche du carton rouge, impossible de mettre la main sur une bière ! en plein été, après un marathon de 70km, pas de boisson de récupération fraiche ? Même pas une petite tireuse et pas de remise des prix non plus, les 3 premiers sont partis un brin dépité.

Soyons sincère, oui il y a eu des couacs et des ratés, avec plus de 2500 participants dès la première édition, il était compliqué de ne pas oublier quelques points et il faut bien pouvoir s’améliorer et ne pas être parfait d’entrée de jeu. Nous avons passé un très bon moment de vélo, rouler la nuit c’est magique et cela change des parcours habituels. La SaintéLyon est devenue mythique, il ne reste plus à l’organisateur à mieux gérer les sas de départ avec des commissaires surveillant les coureurs, de rajouter des flèches en amont dans les descentes car le VTT avance plus vite qu’un traileur, gérer les affluences sur les 2 parcours, rajouter un lavage de vélo et un stand de rafraîchissement et la deuxième édition sera sur la bonne voie. Le reste est anecdotique, l’important reste le plaisir sur son VTT !

Infos : www.stlvtt.com

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