Roc d’Azur 2014 – Rando Roc

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Rando Roc Noire – Fréjus 2014

Texte et photos : SebRV

Qui veut voyager loin…

Y’a des jours, comme ça, on ferait mieux de tourner plusieurs fois sa langue avant de l’ouvrir… ou d’aller allumer un cierge dans la nef de Notre Dame de la Rustine ! En ce samedi matin, sous un ciel incertain, au moment du dernier check avant la cour… euh avant la Rando Roc Noire, votre serviteur ne se souvenait effectivement plus de sa dernière épine ni de son dernier pincement. Au bord de la piscine de la villa de location, il chantait même les louanges des pneus modernes et de son pilotage coulé. La belle affaire…

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Faut dire qu’avec deux sorties collectives (entendre par là, au moins la moitié de l’équipe présente et minimum une demie journée en selle) depuis l’inscription et une grosse session de mécanique, une semaine avant le rendez vous varois, notre joyeuse bande était arrivée plus confiante pour fêter les 30 balais du Roc. Pas un rabat joie n’avait même, depuis la réception des dossards, tiqué sur le fait que nous soyons inscrits sur la dernière vague de départs. Pour le néophyte (je n’ai plus le droit d’utiliser « béotien » pour une décennie), une précision s’impose. Vu l’effectif et pour éviter l’effet « dimanche soir à St Arnould », les départs des plus courues des épreuves se font échelonnés par tranche de plusieurs centaines de cœurs vaillants.

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Qu’elle n’est donc notre surprise, après à peine 10 minutes de pédalage, un pré, un petit chemin boueux et deux ponts franchis, de nous retrouver avec un tiers de notre escouade à plat. A ce stade, notre groupe désormais à la cave au niveau du général, plaisante encore. On positive en se souvenant des bulletins météo alarmistes qui jonchent les boites mails, depuis une semaine. Mais la route est encore longue…

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Quelques kilomètres plus loin, dans le décor de carte postale d’arrière pays 100 fois exposé dans les comptes rendus du Roc, depuis sa création, en rattrapant la queue de peloton, ces pépins techniques sont déjà une aubaine. Et ils cachent difficilement notre mauvaise foi ! Comme dans mes souvenirs et à la différence de notre épreuve étalon (Cap Nore – Villegly – Aude), les coups de culs sont ici brefs mais avec du pourcentage. Le hic, c’est qu’ils arrivent sans prévenir et que la météo est finalement clémente. Dommage collatéral, nos températures corporelles sont rapidement en vigilance rouge. Par bonheur, le tracé est aussi ponctué de faux plats « de récupération » mais ca n’est pas suffisant pour nos petits corps de grenouilles déjà émoussés. C’est là que nos crevaisons à répétition nous retirent une épine du pied. Je sais, elle est facile ! « Et merd’, j’avais de bonnes sensations, aujourd’hui ! » s’exclame l’un, sans rougir. « C’est pas aujourd’hui qu’on va prendre un rythme… » reconnait, dépité son second. «Me met la pression le motard qui ferme », se plaint le troisième.

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En 15-20 kilomètres, les mains désormais pleines de cambouis, nous avons néanmoins déjà l’occasion, à plusieurs reprises, en arrivant au sommet d’une colline ou en en contournant une autre, de retrouver la banane en apercevant la grande bleue. Et ça, ça vaut bien toutes les rustines et toutes les bombes anti-crevaison du monde !

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Nous poursuivons, au train. La journée est sympa, la température est presque estivale, les jambes vont bien, mais point besoin d’un self control d’apnéiste, cette année, pour éviter de se laisser gagner par l’euphorie. Pas moyen non plus d’oublier que l’orga ferme les circuits à 19h (le talkie du motard suiveur s’en charge aussi)… et que notre moyenne est ridicule. A la sortie d’une belle descente bien ravinée (il a plu un peu, ici, non ?!) et du coup surveillée par la protection civile et suite à une 4ème crevaison, je décide de laisser mes compagnons poursuivre la mission, seuls. Et change donc, sans en référer au vénéré rédac ‘chef, d’angle de vue. La suite est une série de coupage de fromage, dans la pampa, guidé par les gardes-forestiers omniprésents et hyper dispo, avec plusieurs objectifs a priori inconciliables. Prendre du plaisir, minimiser le risque d’un retour à la poussette (tous les jokers en latex ont été utilisés) à la base nature, ramener quelques images et se faire l’Everest du Roc : le col du Bougnon.

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17h30 et des bananes séchées, mission accomplie. Sur le parking épineux du départ, le gosier plein de la boisson énergétique-partenaire, la frustration laisse déjà la place à l’envie. L’option sélective de notre mémoire est sur ON et nous recommençons à chambrer le reste de l’estafette au gré des arrivées. C’est à qui aura pris le plus son pied, à qui aura fait le plus beau saut, à qui a mis le plus beau block-pass… Bref, la routine d’une bande de potes qui s’en est payé une belle tranche. Les langues se délient et ça, c’est LE signe d’un plan qui s’est finalement déroulé (presque) sans accrocs.

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Article Roc Ruelles : www.velochannel.com/Roc Ruelles
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