Rally di Romagna 2021, jour 2

Etape marathon : 76 kilomètres, 2300 mètres de D+

Deuxième jour sur le Rally di Romagna au lendemain d’un prologue assez court, les choses sérieuses vont commencer fort avec l’étape reine qui va nous emmener plein sud sur les contreforts de la Toscane.

Par Fred Ischard – Photos : Rally di Romagna et Franz Valli

Le départ est prévu à 9 heures, cela nous permet de ne pas se lever trop tôt et de prendre le temps de se préparer, un échauffement assez court pour réveiller un peu les muscles et en place sur la ligne de départ.

Une petite vingtaine de minutes d’attente et c’est parti pour une belle balade sous le soleil. Départ neutralisé comme la veille puisque le début de parcours reprend le tracé du prologue. On effectue donc les trois premiers kilomètres sous escorte avant d’être lâchés au pied de la montée du Monte Mauro, la même que celle gravie la veille sur le prologue sauf que cette fois on bascule plus bas, nous évitant le dernier kilomètre à 15% de pente.

Le départ est moins rapide pour tout le monde, ça accélère plus modérément mais dès les premiers pourcentages, le peloton explose naturellement. De mon côté c’est pareil, le cardio monte encore haut trop rapidement mais j’essaie de limiter la cadence, quitte à laisser partir un peu plus de coureurs. La descente qui suit est rapide, sur de la piste piégeuse avec bon nombre de petits cailloux dans les virages. Cette descente nous sert également de reco pour la montée finale de l’étape puisque l’on montera en sens inverse de notre première descente.

En bas, nous avons déjà fait 12 kilomètres et on s’élance pour une longue section montante. D’abord quelques lacets sur route puis un replat assez roulant avant de reprendre l’ascension en suivant une magnifique ligne de crête sur un enchaînement de pistes et de singles techniques en enchaînant des pétards bien raides jusqu’au 23e kilomètre où l’on atteint notre 2e sommet à 700 mètres d’altitude. A la faveur d’un court mais sévère portage, j’ai pu négocier ces jolis singles techniques sur la crête en étant gêné par personne. La descente qui suit – assez courte – réclame du pilotage, sur un single un peu en balcon qui descend ensuite dans les bois. Une fois redescendu 200 mètres plus bas, on remonte aussitôt par une large piste forestière plutôt roulante jusqu’au premier ravito du jour au 30e kilomètre que j’atteins après 1h46 de course. Un court arrêt pour remplir mon seul bidon et c’est reparti. Je poursuis par une jolie montée sur route puis une nouvelle piste pour atteindre l’observatoire astronomique du Monteromano à 750 mètres d’altitude. Depuis le ravito, je me retrouve avec un coureur belge, on enchaîne par une courte descente très rapide avant d’attaquer une nouvelle montée beaucoup plus casse-pattes, parfois de la piste avec des bons pétards, parfois des singles avec beaucoup de franchissements, on tutoie à cet endroit les limites de la Toscane avec un décor fabuleux que l’on aperçoit du haut de ces crêtes.

On amorce le retour, en suivant une nouvelle ligne de crête à 800 mètres d’altitude, le single est très énergivore, faut s’employer pour tout passer sur le vélo, le terrain devient plus technique, plus joueur mais également plus cassant avant de redescendre par un single assez rapide. Une nouvelle bosse nous attend, le relief est vraiment semblable à de vrais montagnes russes. Cette fois, la montée de 3 kilomètres va nous permettre d’atteindre notre point culminant de la semaine à 850 mètres d’altitude. Bon, faut encore affronter des succession de raidards mais sur du chemin plus roulant.

On bascule enfin sur une descente plus longue, un single parfois rapide, parfois plus technique mais qui reste bien ludique en serpentant entre les arbres, on quitte les « montagnes ». La descente est parfois entrecoupée de courtes montées et on retrouve une piste qui nous amène au 2e ravito après 54 kilomètres de course. Des personnes nous tendent cette fois des bouteilles d’eau me permettant de remplir mon bidon en roulant.

Il reste 20 kilomètres et autant le dire de suite, ce sera nettement plus facile à rouler. En effet, on se laisse « glisser » pendant 10 bornes sur une agréable petite route faux plat descendant où l’on se relaie proprement avec le coureur belge pour gérer le vent de face nous permettant de reprendre deux coureurs italiens. Il nous reste 12 kilomètres lorsque l’on retrouve le bas de la première descente du jour que l’on va cette fois escalader, c’est une piste aux pentes irrégulières qui nous mène juste sous le sommet du Monte Mauro, 4 bornes de montée. Les deux italiens finissent par sauter dans les forts pourcentages et je bascule donc avec le même coureur belge dans cette dernière descente du jour qui n’est autre que la piste du Monte Mauro que l’on escalade depuis deux jours. En bas, on retrouve le final du prologue pour les 3 derniers kilomètres avec une petite montée dans les vignes, descente vers le torrent Sénio que l’on traverse puis dernière petite montée dans les S d’une ruelle qui mène à la ligne d’arrivée.

Je boucle les 76 kilomètres en 4h03 alors que j’avais estimé 4 heures de course à la 36e place. Je me retrouve 32e au général, toujours sans grande sensation, poussif et avec un cardio qui ne suit pas la cadence mais le parcours proposé, tout comme celui d’hier me permet vraiment de me faire plaisir avec un bon équilibre entre sections techniques, ludiques, physiques et plus roulantes, tout ça dans un décor fabuleux. Au classement de cette étape reine, quatre allemands aux quatre premières places ! C’est de nouveau Mathias Frohn qui remporte l’étape en 3h24 devant ses compatriotes Stefen Rick à 2 minutes 20 et Félix Fritzsch à 5 minutes 45. Quatrième place pour Daniel Gathof devant le néerlandais Bart Classens. Pour trouver le premier italien, il faut descendre à la 9e place avec Daniele Magagnotti qui précède le très expérimenté Francesco Gaffuri. Chez les dames, nouvelle victoire de Helena Plasschaert qui prend une sérieuse option pour le classement général.

Lundi, 3e jour de course avec une nouvelle boucle au programme cumulant 48 kilomètres et 1600 mètres de dénivelé. J’espère retrouver un peu plus de jambes pour tâcher de jouer un petit peu plus à l’avant de la course, on verra bien !

Classements complets : www.rallydiromagna.com

Voir aussi : Rally Di Romagna 2021, c’est parti !

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