GravelMan Series Paris, vécu de l’intérieur


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Pour compléter cette présentation GravelMan Series, une interview de «l’homme le plus rapide» sur la première épreuve de l’année, le GravelMan Paris, qui ne fut pas de tout repos avec ses conditions climatiques très changeantes ! Charly Quéval nous fait part de son expérience.

VELOCHANNEL.COM : Première expérience longue distance à vélo et premier GravelMan Series ?
Charly Quéval : Premier GravelMan en effet ! Par contre je viens du raid multisport où nous enchaînons parfois les disciplines pendant 4 jours non stop ou presque, j’ai donc l’habitude des efforts de ce type. Cependant pour les chaînes musculaires c’est plus facile de changer de sport toutes les 4 ou 5 heures !

As tu suivi une préparation spécifique ?
Rien de révolutionnaire pour la préparation physique, j’ai alterné les cycles qualitatifs avec des séances de fractionné sur Zwift pour augmenter ma FTP et mon rythme de base, et des cycles d’endurance fondamentale avec de longues sorties à fréquence cardiaque basse pour accumuler les heures de selles !
Ces heures de selles dans le froid et sous la pluie m’ont permises d’apprendre plein de choses sur les tenues à porter dans ces conditions. C’était d’ailleurs le but de cette participation pour me forcer à rouler dans des conditions difficiles et en tirer les leçons, c’est chose faite !

Comment as tu géré ces 350 km qui plus est dans ces conditions ?
Pour la gestion je savais qu’il fallait partir tranquillement. Je me connais bien et sais le niveau d’effort que je peux tenir sur ce type d’épreuve. J’ai été sage et  j’ai toujours roulé à allure confortable. J’ai  juste eu un petit coup de moins bien au kilomètre 200. Il faut laisser passer, 10-15 km dans le dur, mais c’est revenu ensuite en me rapprochant de la soirée étape. D’ailleurs, chapeau à ceux qui ont dormi en tente ! De mon côté une bonne pizza et un petit déjeuner m’attendaient.

Quelles difficultés as tu rencontré ?
Les deux difficultés majeures ont été :
– le bourrage. Les chemins étaient très accès VTT plus que Gravel. Plusieurs fois je me suis demandé si  je n’aurais pas du  prendre mon VTT !
– le gel de 6 heures du matin. Mon vélo a dormi dehors, il était donc à température négative. A chaque flaque que je croisais, une petite pellicule d’eau venait geler instantanément sur le boîtier de pédalier et le pédalier. J’ai eu le pédalier presque bloqué. J’ai trouvé une boulangerie qui était ouverte et m’a dépannée d’un seau d’eau  chaude et hop c’est reparti !

T’attendais tu à ce type de parcours ? Quel est ton ressenti global  sur l’épreuve ?
Je ne m’attendais pas à si difficile. Beaucoup de singles, beaucoup de boue, une vitesse de progression assez faible. J’aurais personnellement préféré quelque chose de plus roulant mais cette difficulté à contribué au charme de cette épreuve. Par expérience, dans le sport d’endurance, plus c’est dur, meilleur le souvenir est ! Je conseille vraiment à tous ce genre d’aventure, en 1, 2 ou 3 jours, seul ou entre amis.


Voir aussi : GravelMan Series, l’essence du cyclisme

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