Absa Cape Epic, Etape 3

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ABSA CAPE EPIC Jour 4 – étape 3

4è journée et donc 3è étape de cette Cape Epic. De nouveau un réveil à 5h, ça commence déjà à piquer les yeux, de plus il faut ranger les sacs pour les transférer à l’arrivée car cette étape longue de 128 kms nous emmènera à Worcester, second camp de base de cette édition. Il ne faut donc pas trainer et être organisé, entre le petit déjeuner, se mettre en tenue, préparer l’alimentation courses et les bidons, « checker » rapidement le vélo, préparer les sacs et être en place dans le SAS de départ avant 6h45, ça fait du boulot.

Texte : Fred Ischard – OKLM Scott Vauban
Photos : Sportzpics / Cape Epic

Cape Epic 3

Il fait déjà 15 degrés au départ ce matin, ce qui augure une chaude journée, le départ est de nouveau donné à 7h. Globalement, l’allure est moins soutenue que deux jours auparavant sur l’ensemble du peloton. Après quelques kilomètres de « chauffe », on attaque assez rapidement la première ascension : la montée du Tierhok et ses 5kms d’escalade sur une piste sablonneuse qui nous mène à 700m d’altitude. Le peloton est déjà scindé en plusieurs groupes dès le pied de cette difficulté avec un groupe de tête d’une trentaine d’équipes, pour notre part nous sommes dans un second gros groupe qui va rapidement éclater dans ce col.

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Une fois au sommet, on redescend dans du caillou puis sur de très rapides farmers roads, ça envoie de l’air d’autant que les hélicos qui suivent la course volent juste au dessus de notre tête, l’ambiance est garantie ! Une fois tout en bas, seconde difficulté du jour avec la montée du « Serpent », une bonne dizaine de minutes de montée sur une piste en lacets avec des pourcentages qui excèdent les 12%, ça pique les jambes, il commence à faire chaud et surviennent déjà les premières défaillances pour certains coureurs, même à l’avant de la course.

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De nouveau au sommet, pour notre part ça se passe plutôt bien et les sensations ne sont pas trop mauvaises, on enchaine par une enfilade de petites montées roulantes, courtes mais raides. On passe ensuite devant le barrage du Theewaterskloof (ils n’ont que des noms à dormir debout en Afrique du Sud). Une ultime montée raide sur un single nous amènera au 1er ravitaillement du jour avec déjà ou seulement 40kms effectués. Cette fois, pas question d’en laisser un, vu la chaleur, il faut recharger les bidons mais pas le temps de recharger les batteries car il faut repartir vite pour garder les roues de nos adversaires, d’autant que la suite du parcours est nettement plus roulante le long d’un petit canal. Une seule difficulté viendra perturber cette section roulante et du coup on va perdre notre groupe et chasser tous seuls pendant 15kms sur des pistes très roulantes à seulement 20 secondes du groupe, parfois un manque de vigilance ou un effort non effectué coute cher !

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On arrive au second ravitaillement, 80kms effectués. On prend des bidons frais et on repart assez rapidement car la dernière ascension nous attend : le Aarendskloof, 5kms de montée sur du caillou en plein soleil sans abri, c’est un peu la torture après 4 heures de course. On parvient comme on peux au sommet, la descente est de nouveau bien cassante, du coup méfiance et vigilance, enfin ce qu’il en reste.

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Reste encore 40kms qui sur le papier paraissent roulants mais surprise, on va etre confronté à une section de deux kilomètres sur du sable mou qui casse les jambes. Une fois terminé cette section, les 35 derniers kilomètres seront effectivement très roulants mais la chaleur frôle les 30 degrés et c’est le vent qui sera de nouveau notre adversaire, de face ou latéral mais soufflant fort. On terminera cette étape le long du lac de Brandvlei avec une alternance de routes et de pistes rapides. Pour ma part, la section dans le sable m’aura tué les jambes et on aura la chance de trouver un petit groupe de sud africains pour s’abriter du vent et boucler les 30 derniers kilomètres.

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Au final, 6h07 de course et une 52è place (37è en élite), on s’en sort pas mal et on conserve notre top 50 en perdant 2 places et se retrouvant 44è au général.

Du côté de notre équipe mixte francaise du Team Open Kappius Components menée par Jeff Bossler et Coralie Redelsperger, ils font une première moitié d’étape parfaite en effectuant la jonction avec l’équipe de tête menée par Peter Vesel et Yvonne Kraft à mi course et vont prendre les devants jusqu’au 80è km. Malheureusement, la chaleur jouera un tour féroce pour Coralie qui sera victime d’un petit coup de chaud, les écarts étant faibles et la bataille faisant rage à l’arrière, ils se feront reprendre pour reculer jusqu’à la 5è place, vraiment dommage car ils ont tutoyé la victoire d’étape mais cette étape prouve qu’ils ont le potentiel pour en claquer une et aller chercher le podium. On peut leur faire confiance, ils se battront jusqu’au bout. Ils conservent leur 4è place, se retrouvent à un petit quart d’heure du podium mais nous ne sommes pas encore à la moitié de l’épreuve, tout est possible !

Le résumé de Jeff Bossler – Team Open Kappius Components 

La troisième étape en ligne de cette 12ème édition de la cape epic nous fait changer de lieu de résidence, ce soir nous dormons à Worcester (prononcez Vouchter). Et comme hier, le vent va s’inviter dans la danse pour corser encore un peu la difficulté de la plus longue étape de cette année, et bien entendu il sera majoritairement de face.

Départ comme d’habitude à 7H, nous sommes en SAS A avec nos amis d’OKLM Scott Vauban. On repart pour quelques kilomètres dans les vergers du domaine où évidement cela roule à fond, ce n’est pas la distance qui fait peur. La première grimpée du jour est encore sur les flancs du Groelandberg, celui là en 3 jours on l’aura bien parcouru dans tous les sens ! Le peloton s’étire, il reste à prendre notre rythme. Pas trop vite car la journée sera longue mais il faut veiller à ne pas s’endormir non plus. La présence à nos côtés des meilleurs équipes féminise (à part les 2 avions Kleinhans et Landvard) motive mon équipière. Gunn Rita donnera d’ailleurs de beaux compliments  qui lui feront pousser des ailes, vu qu’au ravitaillement 1 on nous annonce à 1 minute des leaders mixtes. Pas de problème, la suite est un peu plus roulante le long d’un canal mais le vent est de face, et à la faveur d’un passage technique un trou se crée dans le gros groupe où nous étions. Il faut remarquer l’aptitude et la galanterie des coureurs à rester dans la roue des 5 femmes présentes sans leur prendre un relais. Un bon coup d’embrayage et 5 min à bloc permettront de rentrer avec Gunn, Kathrinn et Coco sur le groupe de devant, où surprise les leaders mixtes sont présents. Bonne opération du coup. Juste avant le ravito 2 on nous sert une petite montée bien raide suivie d’un descente rapide mais piégeuse. On reperd le contact avec nos leaders. Il faudra rouler 5 km en chasse patate vent de face avant de récupérer nos 2 bidons frais. De boire et manger pas mal aussi, nous ne sommes qu’au km 80 et il commence à faire bien chaud. Dernière grosse montée du jour l’Aarendskloof, une montée de 3 km bien raide avec sol fuyant. La température corporelle monte malheureusement trop fort pour mon équipière qui fait un coup de chaud, il faut à présent gérer la descente à moitié lucide et les kms suivants vont faire mal avec de grands passages de « bacs à sable » où certaines fois il est possible de passer mais une grande portion va devoir se faire en course à pied. 3 équipes mixtes nous passent, à présent il faut encore finir par 40 km de plat avec toujours notre ennemi le vent. En mode au train sans accélération, mais en prenant des roues d’équipes qui nous dépassent, et un 3ème ravitaillement passé à s’arroser, les possibilités physiques reviennent et après le barrage Brandvlei notre rythme est de retour. L’étape sera bouclée en 6H30, nous retiendrons que les capacités sont là pour rouler devant, mais que les corps vont devoir s’habituer à la chaleur après notre hiver européen, le choc est violent. C’était une étape de transition, loin en beauté de celle roulée hier. Elle est derrière nous, et il en reste 4 devant dont celle de demain, une boucle autour de Worcester de 111km et 2000m de D+, en reprenant une partie du CLM de 2011.

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Résumé du prologue : www.velochannel.com/Absa Cape Epic, c’est parti !
Résumé étape 1 : www.velochannel.com/Absa Cape Epic, Etape 1
Résumé étape 2 : www.velochannel.com/Absa Cape Epic, Etape 2

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