Orbea Orca M-LTDi

Orbea_Orca_Action_5

Essai Orbea Orca M-LTDi

Un vélo pour hommes forts !

Après avoir testé le nouvel Orbea Orca il y a quelques semaines dans sa version la plus abordable (carbone OMP), nous ne pouvions résister à l’envie de passer au grill l’Orca version musclée (carbone OMR). Et question virilité, l’Espagnol ne laisse pas sa part !

L’Orca 2015, c’est de nouvelles lignes, une nouvelle géométrie, une finition au top niveau et une gamme complète de 2300 à plus de 9000 € selon l’équipement choisi. Mais l’Orca c’est aussi deux cadres qui se ressemblent comme deux gouttes d’eau, alors qu’ils ne sont pas conçus à partir de la même fibre de carbone. D’où une certaine confusion parmi quelques uns de nos confrères, alors qu’une étude attentive de la gamme sur le site internet de la marque permet de différencier les modèles en fibres OMP (Orbea Monocoque Performance) des modèles en fibres OMR (Orbea Monocoque Race).

Orbea_Orca_OMR_2

Après l’essai de l’Orca M10i superbement équipé mais fait de fibres OMP, voir www.velochannel.com/Orbea Orca M10i, nous avons reçu l’Orca M-LTDi en fibres OMR strictement dans la même taille et avec le même équipement. Idéal pour comparer. Pour situer le débat, ce vélo est quasiment le même (cadre et groupe) que celui utilisé cette saison par l’équipe Cofidis.

Poids : Orbea tient ses promesses

Vendu environ 800 € plus cher quel que soit le niveau d’équipement, le cadre OMR est annoncé 150 g plus léger que l’OMP sur le papier. En réalité, et après avoir pesé cet Orca M-LTDi sur la même balance que le M10i, nous avons constaté une différence de 215 g en faveur du plus haut de gamme. Il est probable que cette version en noir mat économise encore quelques dizaines de grammes par rapport à la déco du vélo précédemment testé.

Orbea_Orca_Shimano_Duraace_Di2Orbea_Orca_OMR_Fourche 2

Quoi qu’il en soit, à 6,770 kg sans pédales, l’Orca M-LTDi ne fait pas de concessions à la fiabilité et à la facilité d’utilisation : groupe Shimano Dura-Ace Di2, périphériques FSA K-Force, selle Prologo et roues Vision Metron 40 à pneus (1495g). Rien que sur ce dernier post, on peut gratter encore 300 g et se situer ainsi tout juste à la limite UCI avec un vélo prêt à rouler(pédales, porte-bidons et compteur). Comme constatée sur l’Orca M10i, la finition est sans reproches. D’où l’impression de vraiment disposer d’un vélo très haut de gamme.

Orbea_Orca_Vision_Metron_Vittoria_Corsa

Rigidité : l’Orca tient (encore) ses promesses

Avec les deux versions du cadre Orca, Orbea a clairement souhaité offrir d’un côté un comportement soft et tolérant pour l’OMP, et de l’autre un caractère hyper performant avec l’OMR. La différence de fibres de carbone se ressent dès les premiers coups de pédale. Le M-LTDi est très rigide latéralement, bien en ligne sur ses deux roues, ce qui incite à envoyer les watts que ce soit sur le plat ou en montée. Le cadre paraît si bridé qu’il pourrait presque sembler intolérant à basse vitesse.

Orbea_Orca_Action_6

Il ne pardonne pas vraiment les gestes imprécis ou une coordination approximative entre les jambes et le haut du corps en danseuse par exemple. En réalité, il faut toujours conserver une bonne cadence de pédalage pour lui donner vie, car il n’apprécie pas vraiment lorsqu’on roule sur le couple. La seule légère déformation latérale que l’on peut en attendre, utile pour « accompagner » un coup de pédale un peu flou, provient des roues, qui viennent lécher les patins de frein si ceux-ci sont un peu trop près de la jante. En jouant du dérailleur et en optant pour une cadence supérieure à 90 tours par minute, l’Orca se comporte comme un vélo de pro. Aucune perte d’énergie à craindre, et un rendement fabuleux pour peu que les jambes suivent. Dans les côtes un peu raides, il sollicite beaucoup la musculature car on sent bien que les cuisses s’appuient sur une poutre quasi inflexible. Mais l’avantage chronométrique est indéniable. Sur des pentes plus roulantes, il bénéficie de qualités de roulement de très bon niveau, qui permettent là encore d’affoler le chrono.

Orbea_Orca_Action_4

Mais c’est sur le plat qu’il se montre plus étonnant encore, en tout cas bien supérieur à l’Orca OMP. C’est en roulant en puissance avec une haute cadence de pédalage qu’on se sent parfaitement calé sur la selle, sans aucune oscillation au niveau du triangle arrière. Les relances appuyées ou les sprints lancés sont évidemment extrêmement tranchants. On imagine ce cadre conçu pour Nacer Bouhanni, le sprinter de l’équipe Cofidis. Ce qu’il gagne en poids et en rigidité par rapport au cadre OMP, il le perd nettement en confort, bien que sur ce point nous sommes d’avis qu’il vaut mieux privilégier une bonne posture sur le vélo plutôt que de s’en remettre aux seules facultés de filtration des vibrations du cadre. Sur les mauvais revêtements, ça tape et ça rebondit, et mieux vaut donc passer vite que de subir les secousses. Incisif et précis dans les descentes ou les virages rapides, il se pilote avec attention car sa raideur peut aussi le rendre délicat en termes de tenue de route sur un bitume granuleux.

Orbea_Orca_Douille_Cofidis_OMR

Dans cette version M-LTDi, le cadre Orca OMR est équipé avec cohérence : on ne présente plus le groupe Di2, ni même les périphériques dont la finition et la rigidité s’accordent avec merveille à celles du cadre. Bien que plus neutres, les roues carbone à pneus de 40 mm de profil ne sont ni légères, ni très rigides. Mais elles sont polyvalentes, peu sensibles au vent latéral, et finalement pas handicapantes pour peu qu’on évite la haute montagne. De notre point de vue, le seul défaut de ce vélo, agaçant à ce niveau de prix, concerne le bruit de claquement des câbles à l’intérieur du tube supérieur.

Orbea_Orca_Action_0

Pour le reste, même si on le sait exigeant en cas de baisse de forme, on a adoré aussi le parti-pris par Orbea : ce vélo est une bête de course, au rendement sans concession. On comprend mieux ainsi le positionnement de l’autre cadre Orca au sein de la gamme de la marque espagnole.

FICHE TECHNIQUE ORBEA ORCA M-LTDi
Orbea_Orca_LTD_Cofidis_Profil

Cadre : Carbone OMR
Fourche : Carbone OMR
Dérailleurs : Shimano Dura-Ace Di2
Poignées : 
Shimano Dura-Ace Di2
Cassette : Shimano Dura-Ace 11/28 ou 11/25 dents
Chaîne : Shimano Dura-Ace
Pédalier : Shimano Dura-Ace PressFit 50/34 ou 53/39 dents
Freins : Shimano Dura-Ace
Roues : Vision Metron 40
Pneus : Vittoria Corsa CX 700×23
Potence : FSA OS-99
Cintre : FSA K-Force
Tige de selle : FSA SL-K 350 x 27.2 mm
Selle : Prologo Scratch 2 Tirox
Poids : 6,77 kg sans pédales en taille 51
7 tailles : 47, 49, 51, 53, 55, 57, 60
2 coloris : noir ou bleu/rose/noir/blanc
Prix public : 8999 €
Programme personnalisation Orbea : Modifications possibles à la commande sur braquets, poste de pilotage et roues.
Contact : www.orbea.com

Orbea Orca Géométrie

Voir aussi : Essai Orbea Orca M10i

Orbea Orca Action 5 Orbea Orca Collier 1

> Autres essais produits route : www.velochannel.com/Essais Route
> Suivez VeloChannel.com sur Facebook et Twitter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.