Le fléau du faux

Selon l’OCDE (l’Organisation de coopération et de développement économique), les produits contrefaits représenteraient 2,5 % des importations mondiales, et jusqu’à 5 % en Union Européenne. Tous les domaines sont touchés, dont les équipements de sport et les produits liés à la pratique de vélo. Acheter ou vendre un article contrefait comme un cadre, des roues, un maillot, des lunettes, un casque ou une selle sur un site de vente en ligne, de petites annonces ou d’enchères participe au développement de ces nouveaux réseaux criminels et peut se révéler dangereux pour l’intégrité physique en plus d’encourager l’exploitation de travailleurs pauvres. Sur Internet, il faut se méfier des trop bonnes affaires.

La mondialisation et la dématérialisation des échanges commerciaux ont ouvert la voie à ce qu’on peut appeler la cybercontrefaçon. Un fléau qui touche tous les secteurs, après avoir seulement attaqué dans un premier temps les marques de luxe. Aujourd’hui, on trouve tous les produits de consommation courante qui peuvent être contrefaits : vêtements, appareils domestiques, jouets, cigarettes, produits numériques, médicaments, produits d’hygiène, pièces automobiles, vins et même des produits alimentaires. Les articles de sport et l’équipement vélo n’échappent pas à la règle. Cadres, roues, lunettes, casques, maillots, chaussettes, et même des dérailleurs peuvent être des copies.

80 % des produits contrefaits viennent d’Asie, dont les deux-tiers de Chine, le reste provenant de Turquie, du Maroc, d’Egypte et même d’Inde. Premier producteur mondial de produits contrefaits, la Chine souffre aussi du phénomène, puisque ses entreprises les plus innovantes sont elles aussi victimes de la contrefaçon. Loin derrière cependant les marques américaines (20 % des contrefaçons), italiennes (15 %), françaises (12 %), ou suisses (30 millions de copies chinoises de montres suisses sont vendues chaque année).

En France, selon un rapport du Centre de recherche économique et des affaires (CERB), le marché de la contrefaçon est estimé à 7,3 milliards d’euros par an. À l’échelle mondiale, le marché de la contrefaçon devance celui de la prostitution et de la marijuana. La contrefaçon affecte les ventes des marques dont les produits sont copiés (et l’on ne parle plus seulement de marques de luxe, puisqu’il n’est pas acquis que l’acheteur d’une fausse Rolex soit susceptible d’en acheter une vraie), mais elle engendre également des pertes de recettes fiscales pour les états estimées à 62 milliards de dollars pour les pays du G20. 26000 emplois seraient détruits en France chaque année à cause de la contrefaçon, selon le CERB.

« 6,8 % des ventes dans le domaine des articles de sport seraient des contrefaçons en France, et causeraient 285 pertes d’emplois directes chaque année. »

L’industrie du sport est elle aussi affectée selon l’Unifab (Union des fabricants). 6,8 % des ventes dans le domaine seraient des contrefaçons en France, et seraient la cause de 285 pertes d’emplois directes chaque année (2800 en Europe). 460 000 articles de sport contrefaits ont été saisis par la douane en 2015, sur 7,7 millions de produits en tout. Mais nombreux sont encore ceux qui passent entre les mailles du filet. Ainsi voit-on circuler de faux cadres Pinarello, Specialized, Look, Time ou Canyon, de fausses potences ou cintres, de fausses Oakley ou faux casques Giro ou Specialized.

Ces articles se trouvent sur des plate-formes de vente comme Aliexpress ou Wish, qui se contentent de mettre en relation des acheteurs du monde entier avec n’importe quel vendeur, la plupart du temps chinois, et sans vérification ou presque. Les contrefacteurs entretiennent le doute sur leurs annonces, soit en plaçant une photo d’un produit original et volée à la marque, soit en ne présentant pas le produit dans son ensemble. Certains glissent volontairement une faute ou une inversion des lettres dans la marque ou le nom du modèle, afin de retarder leur mise à l’écart du site. Vue d’Europe, la contrefaçon est très difficile à combattre pour les marques, face à des réseaux de plus en plus organisés. Mais rares sont les acheteurs directs à être dupes, à moins d’être totalement stupides.

« Ceux qui font la démarche d’acheter un cadre de marque à 10 % ou 20 % de sa valeur dans le commerce légal savent très bien qu’il se procurent une contrefaçon, en dépit de toutes les justifications de mauvaise foi qu’ils peuvent avancer. »

Ceux qui font la démarche d’acheter un cadre de marque à 10 % ou 20 % de sa valeur dans le commerce légal savent très bien qu’il se procurent une contrefaçon, en dépit de toutes les justifications de mauvaise foi qu’ils peuvent avancer. En cas de saisie par les douanes, ils risquent une amende comprise entre une ou deux fois la valeur du produit original, et jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 500 000 € d’amende si les faits sont assimilés à un crime en bande organisée (par exemple dans le cas de l’importation de produits contrefaits destinés à être écoulés en France), auxquelles s’ajoutent les actions intentées par les marques elles-mêmes. On retrouve aussi des contrefaçons mises en vente sur des sites de petites annonces en France, comme troc-vélo ou leboncoin, plus difficiles à identifier en tout cas pour un acheteur peu expérimenté. Notons que ces deux sites sont prompts à réagir en cas de signalement, et suppriment les annonces délictueuses. Dans ce cas, la responsabilité incombe au vendeur, l’acheteur étant le premier lésé ou trompé sur l’origine du produit.

L’origine de la contrefaçon

La contrefaçon s’est développée en même temps que le développement économique de la Chine. De nombreuses entreprises occidentales ont commencé par délocaliser leur production en Asie à partir des années 70, jusqu’à atteindre le sud de la Chine dans les années 90. Les usines locales ont ainsi été formées à la production d’articles développés en Europe ou aux Etats-Unis, puis certaines ont continué à produire après la perte de leurs contrats de fabrication, sans autorisation. Cependant, on trouve aujourd’hui de tout en contrefaçon, avec plus ou moins de qualité de fabrication. Certains produits originaux qui n’ont jamais été fabriqués en Chine (par exemple des cadres Time de haut de gamme), se sont retrouvés copiés et vendus sur Aliexpress.

« Même vendus à très bas prix, les produits copiés ont pour but de générer d’énormes profits. »

La qualité est aussi en cause en ce qui concerne la sécurité et le respect des normes environnementales, puisqu’il est facile de comprendre que même vendus à très bas prix, les produits copiés ont pour but de générer d’énormes profits. Les normes de sécurité ne sont pas respectées, afin de gagner en rentabilité. Ce qui est vrai pour des jouets inflammables, des robots électriques sans systèmes de sécurité ou des médicaments sous ou sur dosés l’est aussi pour des cadres de vélo, ou des vêtements porteurs de perturbateurs endocriniens. Les logos de certification apposés sur les produits sont de la même nature que les marques : copiés.

MAUVAISE FOI

Florilège de justifications lues ou entendues à propos de l’achat de contrefaçons :

  • « Tout vient du même endroit » : la Chine compte 1,35 milliard d’habitants et des centaines de milliers d’usines, dans tous les domaines et avec des conditions de travail qui parfois ne respectent pas la loi chinoise, comme l’ont démontré des enquêtes dans le textile ou la téléphonie. Il est clair qu’il subsiste de fortes disparités selon les régions ou les secteurs. À l’origine, c’est Taïwan qui détient plutôt le savoir-faire en matière de vélo, et de carbone en particulier.
  • « C’est le même produit que l’original » : les marques qui font fabriquer en Chine instaurent un contrôle sévère de la production et de la distribution. Il serait suicidaire pour un sous-traitant de vendre sous le manteau des produits sortis du réseau, au risque de perdre son contrat avec la marque.
  • « C’est un produit qui n’a pas été intégré aux stocks destinés à la vente, ou qui n’a pas passé le contrôle qualité » : sérieusement ?
  • « C’est un générique de marque » : il faut bien distinguer un générique d’un produit exclusif. Un générique est un produit tout venant proposé à des marques qui n’ont ni les moyens ni l’envie de faire de la recherche et du développement, et qui collent seulement leur étiquette sur un produit qu’on peut retrouver identique sous une autre marque. Ce n’est évidemment pas le cas des entreprises qui font du R&D, et dont les formes ou caractéristiques sont exclusives.
  • « Les grandes marques font trop de marges » : le prix de vente d’un produit comprend la matière première, sa fabrication, la main d’oeuvre, la R&D, le transport, le stockage, le SAV, le service commercial, le marketing et la communication, la distribution, la TVA, jusqu’à la marge du vélociste en bout de chaine, qui paie ses charges et cotisations sociales tout en s’assurant un salaire. Marges et salaires qui entretiennent d’un côté notre système de protection sociale, et qui de l’autre font rentrer de l’argent dans les caisses de l’état.
  • « Mon pouvoir d’achat pour le vélo baisse » : en réalité, à qualité égale, le prix des vélos a tendance à baisser un peu si l’on tient compte de l’inflation. Seul le très haut de gamme fait exception, mais il s’agit la plupart du temps pour les marques d’une vitrine autant que d’une démonstration technologique.

 

Marché juteux, la contrefaçon est aux mains de réseaux organisés, proches des trafiquants de drogue, d’armes et des réseaux terroristes, dont elle constitue une manne financière importante. Daesh est par exemple impliqué dans plusieurs trafics, comme celui de la contrefaçon de cigarettes ou de vêtements, plus rentable et moins risqué que la vente de drogue ou d’armes.

Enfin, la contrefaçon favorise le travail clandestin, même en Chine où les lois de protection sociale existent mais ne sont pas toujours respectées. Le marché de la copie exploite une main d’oeuvre sous payée et dans les pires conditions de travail, dont des enfants.

La différence avec le générique

En janvier 2012, une enquête du magazine Cyclo Passion à Taïwan affirmait que le coût de fabrication d’un cadre carbone chez Giant et Merida (les deux plus gros fabricants du monde, qui sous-traitent pour de nombreuses autres grandes marques) était de 800 à 1000 $, en fonction du niveau de gamme de la matière première. Ce prix comprend également la R&D, l’investissement dans les moules (150 000 $ l’unité, au moins un par taille) et la main d’oeuvre. Notons qu’à Taïwan le niveau de vie est sensiblement égal au nôtre. Ensuite, le prix final (multiplié par 3 environ) s’explique par les coûts de transport, le stock, le SAV, la distribution, le marketing et la communication, la TVA, et les marges des différents intervenants. À Taïwan et en Chine surtout, on trouve également des fabricants qui travaillent de grosses quantités, et avec moins de contraintes de développement. En utilisant par exemple des moules largement amortis, ou des technologies qui ne sont plus forcément de pointe. S’ils sont Chinois, ces fabricants ont aussi des coûts liés à la main d’oeuvre moins élevés qu’à Taïwan. Ils fabriquent en grande série des produits sûrs mais pas très originaux, dont les coûts de fabrication tournent plutôt autour de 200 $ pour un cadre, si toutes les étapes de la réalisation sont bien respectées. Certaines marques occidentales sélectionnent ces produits, soit pour proposer des modèles abordables dans leur gamme à côté de modèles plus exclusifs, soit pour faire des économies sur des périphériques où elles se contentent de faire apposer leur logo. D’autres marques se fournissent chez ces fabricants, tout en apportant une plus-value en assurant la finition, et bien évidemment le stockage et le SAV. Certaines d’entre-elles obtiennent des exclusivités sur le marché pendant un certain temps auprès de ces fabricants spécialisés, comme des associations de formes de tubes spécifiques par exemple. En aucun cas on ne peut confondre générique et contrefaçon. En se fournissant directement chez le fabricant, comme le permettent l’accès à Internet et le libre échange, il est possible pour un particulier d’acheter à distance un cadre ou des accessoires sans marque, pas forcément de dernier cri mais sérieux, tout en s’affranchissant de frais liés au développement du produit, au marketing, à la distribution et à différents intermédiaires. Il devra par contre tenir compte de frais supplémentaires liés à l’importation du produit sur notre territoire, et être très patient en cas de problème lié au SAV. 

TÉMOIGNAGE : David P., 30 ans, son expérience avec un faux Pinarello

David P., solide gaillard de 30 ans et 77 kg est un coureur de première catégorie FFC dans une petite équipe. Il achète lui-même son matériel et court avec un Pinarello Dogma F10, après avoir possédé un Dogma F8. Au cours de l’hiver 2016-2017, il a tenté l’expérience d’une contrefaçon de F8, pour se monter un mulet. « A la réception, j’ai été surpris par la finition extérieure et le poids, plutôt bons. Le cadre me semblait même un peu plus léger que l’original. Les problèmes ont commencé lors du montage du boîtier de pédalier en BB30 (l’original est en pas italien, ndlr). J’ai dû limer l’intérieur de la boîte pour faire passer le boîtier, car en perçant sous la boîte, ils avaient poussé de la matière vers l’intérieur. L’intérieur n’était vraiment pas propre, avec ce qui ressemblait à un mélange de résine et de colle, plus que du carbone en fait. Une fois monté, j’ai fait deux sorties seulement avec ce cadre. Je me suis rendu compte très vite que la rigidité n’avait rien à voir avec l’original. Le cadre paraissait très souple latéralement. Mais surtout, dès le premier faux plat descendant à 45 ou 50 km/h, le vélo s’est mis à guidonner, avec un poste de pilotage impossible à tenir. Freiner était pire, ça vibrait de partout. Je me suis vraiment fait peur, et j’ai mis le cadre à la benne. J’avoue que ce n’était pas ma première expérience avec des contrefaçons. J’avais déjà acheté des fausses lunettes Oakley. Pour commencer, j’ai remarqué que les verres d’origine ne se montaient pas sur les fausses montures, et inversement. Ensuite, la vision n’a jamais été aussi nette (comme s’il y avait un voile) que les vraies. Enfin, au bout de quelques semaines, les montures blanches ont jauni. Bref, c’en est fini de mes expériences sur Aliexpress avec de la contrefaçon. »

 

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14 commentaires sur “Le fléau du faux”

  1. Bonjour, avant toute chose, super article sur un sujet plus qu’intéressent !!
    Cycliste, jeune embauché et donc au pouvoir d’achat peu élevé je me suis laissé tenté par une contre façon d’un cyclocross. Je tiens à précisé que j’ai fais mes études en Génie mécanique et que je me suis spécialisé dans les matériaux composites notamment en R&D, j’ai donc quelques bases.

    Et bien ce fameux cyclocross est une vraie plaie ! Tige de selle intégrée -> diamètre non standard, impossible de trouver un chariot de qualité au diamètre. Jeu de direction ? les roulements fournies ne sont pas au bon diamètre, le cadre est une vraie maracas! Passage de gaines/câbles ? Complétement foireux! il y a de la friction de partout, à tel point que mon dérailleur arrière a du mal à tendre le câble, passage de vitesse foireux…
    Pour ce qui est de la matière, il est effectivement en carbone (fibres noirs quand j’ai coupé le tube de selle intégré), les jonction par contre semble être surtout un amas de résine, finition déplorable… Mais qu’en est il de la santé matière ? Pour ma part RAS, ai-je de la chance??
    Autre point très important : la patte de dérailleur! Celle fournit est de très mauvaise qualité, il m’a semblé qu’il s’agit d’une référence connue et fabriqué en after market mais je n’ai pas vérifier physiquement.

    Conclusion : Il y a, à mon avis, de tout en contrefaçon/générique. Le composite est difficile à maitriser et demande des moyens et compétences particulières. Les génériques sont, à mon avis, pas plus fiable que les contre façon, dont la qualité peut être, toujours à mon avis, très aléatoire !
    Comparé des roues ST***M et des CORIMA, un NE**Z et GIANT ! Jour et la nuit…
    En plus de la qualité aléatoire il y a les finitions, aucuns détails est fait pour se faciliter la vie.
    La qualité se paye, la sécurité aussi. Il serait bien de rappeler que les matériaux composites sont une solution mais pas LA solution. L’acier, l’alu sont super aussi et moins cher ! Les arguments marketing sont pour beaucoup dans cette quête permanente du saint carbone. Et malheureusement les magazine/webzine spécialisé dans le vélo y sont aussi pour quelque chose…

    Sportivement

  2. Témoignage complètement à charge contre ces réseaux, sans arguments valables…
    Et un seul témoignage d’un acheteur mécontent… Aucun témoignage d’acheteur ravi, dont je fais parti.
    Et les témoignages contre les vélos « de marque », avec des défauts, achetés en magasins, pas un mot non plus…

    1. Le premier argument valable contre ces réseaux, c’est qu’ils sont criminels et interdits par la loi. Que les acheteurs complices de ces réseaux criminels soient contents ou mécontents, c’est un autre problème.

      1. Nous sommes donc des complices de réseaux criminels et terroristes… Et le pire, c est que l’état français est aussi complice car il laisse entrer des milliers de produits en France par jour et qu’elle ferme les yeux (sur les contrefaçons ou sur la perte de la TVA(les petits montants déclarés ne sont jamais taxés))…. Va falloir m’expliquer.
        Deuxième chose, vous dites qu’il y a des centaines d’entreprises en Chine capable de produire des cadres carbone. Super, nickel !!! Pourquoi aucune marque ou magazine de vélo n’est capable de communiquer là dessus ? En nommant tout simplement leur sous traitant chinois, en créant un pseudo label qualité avec des adresses physiques ? Pourquoi laisser perdurer ce flou artistique ? Pourquoi aucun journaliste ne prend une petite caméra et va en Chine nous montrer les sous traitants officiels mais aussi les producteurs obscures complices de réseaux criminels ??? Par peur de l’Etat Chinois ? Par peur de se retrouver au même endroit ? Vous qui êtes au point là dessus, pourquoi la plupart des entreprises chinoises travaillant le carbone pour l industrie du cycle se trouve dans le même coin (périphérie de Pékin, où il y a régulièrement des glissements de terrain 😉 ) Pouvez vous nous garantir que les moules des grandes marques ne sont pas revendus à ces « contrebandiers » ? Ou que les « méchants » chinois continuent d’utiliser les moules alors que les contrats avec les marques les en interdisent ???
        Je me demande de plus en plus qui est le dindon de la farce….
        Par contre, le jour où vous me sortez des preuves intangibles de tout ce que vous venez d’avancer dans cet article, il est clair que j’arrête d’acheter sur Ali… Pour l’instant, enjoy et satisfed !!!
        On sait que vous vivez grâce à la publicité des marques et que vous faîtes partie intégrante des programmes de communication de celles-ci, mais un peu plus d’objectivité serait bienvenue pour rester crédible… Je suis particulièrement fan de votre état d’esprit mais là, c’est un peu too much. Pourquoi ne pas prendre le risque de comparer un cadre générique avec un cadre de marque ? Histoire de déontologie ?

        1. Encore une dernière ligne et dodo !!! Pouvez vous nous trouver des statistiques réelles permettant d’affirmer qu’il y a plus de casses avec des contrefaçons (et dans l’idéal avec aussi la partie générique) qu’avec des cadres/roues/périph de marques ????
          Il y a peut être encore un mythe qui va encore tomber…

          1. Beaucoup de mauvaise foi dans votre commentaire.
            Nous n’avons d’abord jamais écrit qu’il y avait des centaines d’usines en Chine qui produisaient du carbone. Ça, nous n’en savons rien.
            Ensuite, l’Etat français est loin de fermer les yeux, puisque plus de 7 millions d’articles contrefaits (dans tous les domaines) sont saisis chaque année par les douanes. Mais vous comprendrez aisément que compte tenu du nombre énorme de colis qui transitent chaque année (vive le libre échange !), il est très difficile de tout contrôler.
            Pourquoi aucun journaliste ne prend une petite caméra (cachée) pour intégrer les réseaux criminels en Chine ? Etes-vous sérieux? D’abord nous n’avons pas les moyens de Cash Investigation, et ensuite, comme leur nom l’indique, les réseaux criminels n’ont pas pignon sur rue. Peur de l’Etat chinois ? Non, plutôt peur de se retrouver au fond de la Mer de Chine avec une pierre de 50 kg enchaînée aux pieds ! L’Etat chinois n’a pas d’intérêt à favoriser la contrefaçon (ses entreprises les plus innovantes sont aussi touchées), mais il y a 1 milliard 400 000 millions d’habitants en Chine.
            Le reste de votre commentaire est tout aussi de mauvaise foi : les chiffres que nous avançons sont accessibles à qui veut bien se donner la peine de les chercher. Ils proviennent de l’OCDE, du CERB, de l’Unifab, et du Ministère de l’économie et des finances. Les marques communiquent peu sur la contrefaçon, et de toute façon celles qui sont le plus touchées ne font pas de publicité chez nous en particulier (un petit coup d’oeil sur le site vous permet facilement de vérifier).
            Pour finir, Time est aussi victime de contrefaçon, alors que ses produits sont fabriqués en Europe. Tout le reste des arguments qui vous servent à préserver votre conscience ne peut pas tenir.

    2. Je suis d’accord avec Caltao , j’achète beaucoup sur ces sites et concernant les cadres j’en suis à mon 3ème depuis 4 ans et 35 000 km. Simplement bien choisir son vendeur …(les roues full carbone éviter la montagne, cintres les testées avant usage, j’ai même percé 2 trous dans un de mes cadres pour passer les câbles d’un groupe électrique) .

  3. Bonjour, cet article est intéressant. Cependant, c’est bien de communiquer au grand public afin de sensibiliser un plus grand nombre mais quand est-il des vrais questions ? I
    Il est facile de blâmer le fabricant Chinois ou Indien et/ou le client mais ce commerce ne serait pas possible sans les distributeurs peux scrupuleux identifiés de longue date, Alib…, Aliexp…, Lightin… Que font les pouvoirs publics Européens ? pas grand choses si ce n’est quelques amendes anecdotiques pour ces groupes plus puissants que les états.
    Les marques elles mêmes ont leur responsabilités dans l’histoire car a vouloir réduire leur coûts de production aux minimum en délocalisant l’ensemble de leur production et en mettant sans cesse en concurrence les fabricants, elles ont perdu le contrôle sur la confidentialité de leur technologie.

    Des solutions je n’en ai pas, comme vous… Mais si tous, consommateurs, fabricant, marques, distributeurs nous faisions preuve d’un peu de bon sens, je pense que le problème se réglerait « presque » de lui même.
    La mondialisation nous fait perdre la vrai valeur des choses…

    1. Il est un peu facile de rejeter toute la responsabilité sur les marques, quand on sait que même Time est ou a été copié, alors que Time fabrique en France et en Europe. Et pourtant on a retrouvé de faux cadres Time et de fausses potence Time sur les sites que vous indiquez.
      Ces sites ne sont que des plate-formes de mises en relation entre les vendeurs (dont certains, on n’a pas dit tous…) sont des vendeurs de contrefaçons, et des acheteurs. Le problème est que ces vendeurs sont Chinois, et que la plupart des contrefaçons viennent de Chine… D’où une méfiance légitime.
      La seule chose qui intéresse une plate-forme comme Wish par exemple, c’est de prendre vos données (en vous connectant via Facebook ou Google) pour les commercialiser ensuite. Lorsqu’un vendeur de contrefaçon est signalé, la plate-forme réagit mollement, éventuellement en le retirant du site, mais il peut bien revenir sous un autre identifiant quelques jours plus tard. Le combat est sans fin, surtout que les lois ne sont pas les mêmes partout, et qu’il semble difficile aux états européens d’interdire l’accès à certains sites.
      La responsabilité revient principalement à l’acheteur. En fouinant sur ces sites, il sait la plupart du temps ce qu’il cherche (c’est-à-dire contourner la loi) en se procurant une contrefaçon s’il trouve un accessoire de marque à 10 ou 20 % de sa valeur.

    1. Ce n’est pas un avis : c’est un article qui s’appuie sur des chiffres vérifiables, et des faits.
      Enfin, si : notre avis est qu’à la lumière de ces chiffres et de ces faits, aucun achat de contrefaçon n’est justifiable.

  4. Perso j’ai pas de sous et je préfère jouer la sécurité plutôt qu’un coup de poker en achetant un truc qui vient de l’autre bout du monde que personne ne contrôle …

  5. Quand je lis certaines remarques, ça me fait penser au gars qui ne mets jamais de casque, parce que de toute façon ça ne sert rien et il ne tombe jamais ou quand il tombe il ne s’est jamais blessé à la tête … donc pas la peine d’en mettre, là c’est pareil : « moi j’ai fait 5000 kms avec, pas de soucis » jusqu’au jour ou … !!! et là faudra pas venir pleurer !
    Par contre c’est le genre à venir faire un scandale chez un revendeur parce que par exemple son disque fait du bruit quand il pleut « ça c’est inadmissible, c’est quand même un vélo neuf » … ah là-là, vous me faites vraiment rire, on est bien en France, y a pas de doute !

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