Compte rendu de la JPP

La JPP : qui ne connait pas Jean Pierre Papin ? Son Palmarès footbalistique n’est plus à dérouler ! Par contre, son investissement pour l’association «Neuf de coeur » est moins connu. En 1996, il crée avec sa femme l’association Neuf de Cœur, pour apporter information et soutien aux familles dont les enfants souffrent de lésions cérébrales, comme c’est le cas de sa fille Émily. Retour sur une épreuve sous le signe de la solidarité le 1er juillet dernier.

Par David Polveroni – Photos : Hugo PAGET Photographie/DR

C’est donc pour la bonne cause que près de 1000 participants se sont réunis à Cluses mais aussi pour affronter les terribles pentes des cols avoisinants la vallée. Pour ne parler que du grand parcours auquel je prends part : Ramaz-Encrenaz-Joux Verte-Joux Plane et la montée aux Carroz pour finir, ouf ! 140km et 3700m de dénivelé, c’est un sacré menu, l’idéal pour préparer l’Etape du Tour.

Le départ est très bien organisé, chaque parcours part avec un certain intervalle (10min), ce qui permet à chaque concurrent de gérer et se mesurer aux coureurs faisant le même parcours. On ne gère pas de la même façon 3 ou 4000 m de dénivelé. Un plus : la sortie en ville est neutralisée jusqu’à Marigner.


Très vite un petit groupe se forme à l’avant et prend le large. Une bosse roulante puis une petite succession de montées-descentes courtes nous amène dans le col de Ramaz après 1h de course. Je connais bien ce col pour l’avoir fait à la Morzine il y a quelques années et lors de différentes reconnaissances de l’Etape du Tour 2016 qui devait initialement emprunter ce col. Les pourcentages augmentent progressivement et très vite nous nous retrouvons en petit comité, JF Pessey, Cyril Gaillard, Julien Sauvigné et 2/3 autres coureurs dont j’ignore l’identité.

Les 3 coureurs se relaient et dans les fortes pentes sous l’impulsion de JF, très très fort, je perds le contact du groupe dans la partie la plus raide, au niveau des paravalanches. Je prends une trentaine de secondes en arrivant sur le replat à la station de Sommand où la pente devient plus soft. Devant, je les vois revenir sur les costauds du groupe partis au départ. Je ne les reprendrai pas tout seul, donc je décide d’attendre deux concurrents juste derrière moi. Mais très vite on se retrouve à 2. On se relaye jusqu’au sommet où l’on doit être à une minute.

Dans la descente cela se passe plutôt bien, un enchainement de courbes saines, sur une belle route. Epingle à gauche et on attaque l’Encrenaz. On décide de se relayer et de garder notre tempo. Dans la descente je perds le contact. Premier passage dans Morzine, toujours très bien fléché et signalé par l’organisation, j’attaque le col de Joux Verte. Une première partie qui monte jusqu’au lac de Montriond me permet de revenir sur mon compagnon de la journée puis de le lâcher à la sortie dès l’attaque de pentes de plus en plus raides. J’arrive dans une station, les jambes commencent à me lâcher et le moindre replat se veut salutaire pour celles-ci. Inévitablement nous nous retrouvons à 2 puis de nouveau dans le dernier kilomètre je repars seul. Les jambes et les sensations font le yoyo… Dans la descente, je m’alimente et m’hydrate, mes deux bidons terminés et le soleil qui commence à taper fort. De nouveau, je laisse partir dans la descente et je rentre seul dans Morzine.
Mais voilà dans un rond point, une petite, la seule erreur de l’organisation, les flèches sont masquées et en plus une autre indique tout droit… petit tour dans Morzine avant de comprendre que je ne suis plus sur le parcours… Du temps perdu, agacé, et le soleil de plomb nous tape sur la tête sur les 3 premiers kilomètres, plein cagnard, dans les raides pentes du col de Joux Plane. Plus d’eau, à l’arrêt je commence à m’interroger… un petit replat puis une fontaine, je m’arrête et remplis soigneusement mes bidons. C’est reparti à petit rythme juste dans l’état d’esprit de finir maintenant. La suite du col est plus facile et l’impression d’avancer en doublant des coureurs d’autres parcours rassure un peu mais cela n’est qu’illusion… Descente prudente toujours sur une pente raide mais un beau bitume, sur le bas 2/3 enfilades technique sur route étroite nous emmène dans la vallée. Ravitaillement à Morillon puis la vallée vent de face, très chaud, vraiment hâte que cela se termine… puis vient la montée des Carroz, très irrégulière mais sur un bitume presque neuf par endroit. Je suis lessivé et je me demande ce que je fais sur le vélo… puis je relativise et je termine un peu plus fort sur les dernières pentes, plus dures. Bingo ! Mon « compagnon » de début de parcours qui ne s’est pas trompé est là. Je le rattrape «facile » et vais chercher la 10eme place plus qu’anecdotique à 25 min d’un JF Pessey, qui j’espère brillera sur ses terres dimanche.
Retour à Cluses à vélo, 12km dont 7 de descente puis un peu de plat vent de face dans la fournaise, histoire de finir essoré ! J’ai vraiment apprécié l’organisation de la Cyclo que je recommande, tout y est, esprit convivial, pas trop épreuve de masse, les départs séparés, les ravitos, seul le petit bémol dans Morzine qui coûtera à quelques participants mais c’est un moindre mal. D’un point de vue sportif, cela a faussé ma course mais je suis là en mode «entraînement» pour le futur donc pas trop grave même si c’est pénible sur le moment… Ma jambe se remuscle et se coordonne il faut le temps.

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