BikingMan 2019, 6 épreuves ultra distance, ITW du boss

Le premier événement BikingMan, c’était l’Inca Divide en juillet 2017. De l’eau a coulé sous le ponts depuis, Axel Carion, le fondateur de BikingMan a multiplié le nombre d’épreuves en s’éparpillant sur divers continents. 6 rendez-vous en 2019, ça démarre le 24 février avec la seconde édition de BikingMan Oman. Axel Carion nous expose sa vision de l’ultra distance à la sauce BikingMan.

VELOCHANNEL.COM : Un sacré bout de chemin parcouru depuis la première épreuve BikingMan, l’Inca Divide en 2017 ! 4 épreuves en 2018, 6 en 2019, où comptes-tu t’arrêter ?
Axel Carion : 7 vies en 1 an. Difficile de croire que cela fait 1 an et demi à peine que j’organisais l’IncaDivide…J’ai passé plus de temps dans les avions, les ministères du tourisme, les voitures durant les reconnaissances des parcours que sur le vélo mais la récompense a été de taille. De 17 inscrits en 2017 avec l’Inca première édition, 230 athlètes ont rejoint le championnat BikingMan en 2018. Ca a littéralement explosé avec des athlètes venant de tous les continents pour faire la course sur des parcours de dingue…

Un objectif particulier en termes de quantités d’épreuves ?
Je travaille avec mon équipe sur la possibilité d’avoir 10 épreuves au calendrier de 2020 afin de pouvoir faire la course aux 4 coins de la planète et de démocratiser l’ultracyclisme 100% en autonomie dans des destinations uniques. Garantir une expérience d’exploration hors des sentiers battus: c’est notre objectif prioritaire.

Format sprint 5 jours ou 10 jours, penses tu à proposer à l’avenir des formats additionnels différents ?
Le Sprint est parfait pour les « first timers » dans l’ultra qui souhaitent se lancer. C’est un format qui permet de se tester sur des épreuves accessibles et qui ne font pas 4000 kilomètres (trop élitistes). C’est également un format idéal pour pouvoir en faire plusieurs par an avec une logique de préparation de sa saison en visant pourquoi pas l’Inca un jour?
On échange beaucoup avec mon équipe sur d’autres formats mais je ne peux pas en dire plus (!!), en 2019 il devrait y avoir des surprises…

Parmi toutes les épreuves proposées, quelle est ta préférence et pourquoi ?
L’Inca, l’Inca et toujours l’Inca. C’est là-bas qu’est née ma passion pour l’ultra distance à vélo en milieu « hostile » où la dimension du cyclisme devient secondaire tant les conditions rassemblées sont des challenges à relever délirants qu’il faut prendre en compte.
J’ai un amour profond pour le Pérou et l’Amérique du Sud, continent que j’ai traversé 2 fois (en «slow cyclotourisme» en 2015 et en «fast bikepacking» avec le record du monde en 2017). Avec l’Inca, il est possible de rassembler toutes les conditions climatiques et topographiques de la planète en une seule épreuve : désert de sable, haute altitude, asphalte, gravel, isolement, beauté écarlate, expérience culturelle… Le Graal quoi ! C’est le challenge ultime, celui que lorsque tu arrives au bout, tu te sens prêt à défier n’importe quoi en matière d’endurance (dixit les athlètes qui arrivent sur la finish line).

Et sur laquelle les participants ont été les plus enthousiastes ?
Difficile à dire car les préférences varient en fonction des athlètes. Taiwan a définitivement été LA surprise du championnat de 2018. Tous les athlètes s’attendaient à quelque chose, mais certainement pas à l’expérience sauvage qu’ils ont vécu sur cette île mystique. Les conditions tropicales, la jungle, les pluies torrentielles, le soleil brulant et la gentillesse du peuple taïwanais, ce fut une expérience géniale d’écouter les témoignages très positifs de chaque athlète sur Taiwan qui était le format Sprint le plus difficile (VS Oman, Corse en 2018) avec presque 18.000 de dénivelé + en 1100km.

As tu d’ailleurs des participants qui ont fait plusieurs épreuves ? Quel pourcentage ?
Nous avons 18 classés au championnat (qui ont fait au moins deux épreuves), donc prêt de 10% des athlètes participants.

Des formules Pass sont proposées en 2019, penses tu qu’il y aura beaucoup d’athlètes près à relever tous ces défis, difficiles à gérer en termes d’entrainement et de temps disponible ?
Le Pass Explore (3 courses) a été conçu pour récompenser la fidélité des coureurs qui s’engagent sur 2 épreuves et les encourager à en faire une troisième sur la saison. C’est aussi une occasion pour les athlètes de mettre en avant leur engagement sportif sur une saison auprès de sponsors potentiels et marques qui cherchent de la visibilité sur le championnat qui est le premier du genre.

Avec le retour d’expérience de 2018, certains ont une stratégie d’optimiser au maximum leur «temps de course». Au final nous avons très peu d’athlètes qui terminent en 120 heures (temps limite du format sprint). La moyenne se situe plutôt en 3 jours. Il devient alors tout à fait possible d’envisager 2 courses européennes (Corse, Portugal) et une course en Asie (Oman, Laos, Taiwan) ou en Amérique du Sud (Pérou).

En matières d’entrainement, l’ultra distance demande de la régularité plus que de la quantité, la preuve en est avec des athlètes de 68 ans qui terminent la Corse et Taiwan devant des plus jeunes ayant moins de «bouteille». Pour le temps disponible, de nombreux athlètes s’engagent sur d’autres épreuves sans classement, à trajet libre, qui font de 4000 à 7000 km avec un taux d’abandon délirants. Le temps sacrifié, le risque d’échec élevé et l’impact sur le corps de ces épreuves d’ultra-ultracyclisme peuvent en faire réfléchir plus d’un. Avec le Pass Explore BikingMan, en moins de 15 jours, tu peux faire la course dans des endroits mythiques du globe avec des athlètes internationaux qui partagent une même passion et rentrer avec des projets plein la tête pour ta saison suivante…

Le Pass World Series, vers une coupe du monde officialisée par une fédération, l’UCI par exemple ?
La majorité des athlètes qui se sont inscrits sur un BikingMan en 2018 l’ont fait par pure satisfaction de se lancer un défi et devenir «finisher» sur des épreuves «débridées». Quelques uns cependant participent car ils rêvent de transformer leur passion pour l’ultra distance en pratique «professionnelle» (avec une saison et rémunérée par des marques). La coupe du monde, c’est un rêve que j’ai de pouvoir créer une catégorie «élite» pour ces athlètes qui sacrifient énormément pour venir sur nos épreuves (entrainement, vie de famille et investissement matériel) et encourager les marques à les sponsoriser sur le championnat BikingMan qui rassemble les conditions cyclistes les plus dingues de la planète et un cadre identique sur chaque épreuve. Amis sponsors si vous lisez ces lignes, contactez nous sur bikingman.com nous avons des athlètes qui cherchent du soutien !

Quel est le ou les pays où tu aimerais organiser quelque chose ?
L’Antarctique ? C’est le continent qui manquera au calendrier en 2020…

Calendrier des courses BikingMan 2019 : https://bikingman.com/les-courses
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