Pente et Côte 2016, toujours plus technique et ludique !

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15éme édition de la Pente et Côte le 15 mai 2016, se déroulant traditionnellement le week-end de Pentecôte. Rando Raid le dimanche avec 7 parcours au choix de 20 à 120 kms et un Trail la veille pour les amateurs de course à pied en milieu naturel.

Texte : Bruno Mériot et Philippe Cousinet – Photos : Sport Nature Bourgueillois/Gaylord Brun

Arrivés vers 7h00, on récupère les plaques accompagnées d’un sac comprenant une gourde, des pastilles pour boisson de l’effort et les coupons pour l’arrivée. Le 120 km shunte la grosse option technique et physique de 4 km typée enduro demandant un engagement total pour espérer rester sur le vélo.

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Parcours 120 km, par Bruno Mériot

Départ groupé à 8 h pile. Traversée de Bourgueil derrière la voiture ouvreuse. On traverse la départementale puis on file vers les vignes et la première côte. Première montée légèrement caillouteuse avalée facilement sauf pour ceux qui se retrouvent bloqués derrière des vététistes qui stoppent brusquement pour la faire à pied. On fera ensuite environ 8 km en lisière de forêt et dans les vignes souvent en léger faux plat avant de voir la première montée en forêt. Celle-ci est assez facile et courte, elle démarre au « Champ Perrault ». Cependant, elle se termine par un bon raidillon avant d’arriver sur la route. Raidillon qui passera sur le vélo en appuyant un peu quand même !

A partir de ce moment il commence à y avoir beaucoup plus de passages en forêt et également les premiers singles sans difficulté mais agréables à rouler d’autant que ce secteur semble ne pas avoir souffert de l’orage de vendredi. Un single de 800 m de long 2 km avant le ravitaillement sera plus ludique et joueur. Kilomètre 18, premier ravitaillement après le Moulin du Ruau avec autour de 460 m de dénivelé cumulé atteint.

Séparation des circuits peu après, on tourne à gauche sur le 120 km. C’est à partir de là que cela va se corser quelque peu avec 15 à 20 kilomètres de forêt comportant des singles de folie : passages techniques, descentes raides, montées raides, descentes très raides. Heureusement le terrain est meuble (sablonneux), avec de l’accroche et zéro boue. Que du bonheur pour les vététistes ! Attention cependant aux bois mal coupés et qui dépassent de 30 cm du sol. Résultat pour moi,  un magnifique soleil avec une cuisse bien marquée et un gros hématome sur le haut du bassin.

Passage du côté de Brain sur Allonnes, La Breille les Pins et le camping des Loges. Le 2ème ravitaillement sera après celui-ci. On récupère peu après les autres circuits et les supers singles connus dans les sapinières. La partie basse est rendue bien grasse car toutes les distances passent aux mêmes endroits, ça commence un peu à coincer. Il faut appuyer un peu plus pour passer ce petit monde, en faisant des écarts et en passant sur les côtés.

Kilomètre 50, on retrouve les longs singles qui mènent au moulin Bleu. Tout passera sur le vélo. S’en suivra une longue portion roulante et superbe à certains endroits, avant d’arriver au troisième ravito au lieu dit « Gravot ». On s’arrêtera un bon quart d’heure afin de se regrouper et de recharger les batteries. On grimpe sur les hauts de Gravot, toujours dans les bois, le long de singles secs et propres. Après une courte portion de coupe-feux et de route, on arrive à « Haut Champ ». On zappera la partie technique et difficile de notre ami Gaylord. Avec 80 km dans les pattes, ça serait pour nous un suicide… On prendra donc l’option facile, avec tout de même une belle et longue montée qui nous mènera au quatrième ravitaillement. Pour ma part, vu que je souffre depuis mon soleil du kilomètre 28, je décide de couper court et laisse mes compagnons finir leur 120 km, ils prennent la direction d’Ingrandes de Touraine. Les 20 derniers kilomètres (pour moi sur le 100 km) se feront tranquillement dans un premier temps avec une longue descente par la route, puis des chemins roulants en lisière de bois. Une dernière boucle technique bien connue des habitués. Puis au lieu dit « La Crochardrie », changement de décor et surtout de terrain. Une très longue montée pas très raide mais très grasse. Un enfer pour beaucoup en fin de parcours. Ça passera tout de même sur le vélo. S’en suivra une succession de chemins gras. Ça gicle de partout dans les descentes, on en a plein les guiboles, le visage et les lunettes. Le vélo jusque là pas trop sale, se voit embarquer pas mal de boue.

On sort de la forêt vers Le Moulin Piard. Une courte portion de plat. On traverse la route de Gizeux, puis on remonte dans la forêt. Dernière bonne montée pas très loin de « Gravot » (ravito N°3), qui se passe bien puis on sort pour la dernière fois de la forêt, par une bonne descente rapide avec quelques pierres. Ça sent la fin ! Quelques chemins à travers les vignes et sections de route pour rejoindre le village de Bourgueil. Derniers coups de pédales à fond sur la longue ligne droite sur route qui mène au Super U.


Parcours 80 km par Philippe Cousinet

Nous retrouvons maintenant Philippe qui commente son parcours de 84 km à partir de la séparation des circuits juste après le 1er ravitaillement : après 800 m assez cool et plat, première côte peu après le lieu dit « Le Pigeonnier ». On roule alors en forêt avec les participants des parcours de 45 km et 60 km sur une quinzaine de kilomètres. Sur cette section, un bon kilomètre sur un single sinueux, ludique et accessible à tous, suivi par 4,5 km plus tranquilles car souvent plats sur chemins ou larges sentiers. Sur les 10 km suivants on aura l’équivalent de 2 longues côtes pas très raides et à peu près 2 km de singles cumulés, plus ou moins ludiques, le tout sans quitter la forêt. Après un sentier descendant un peu encaissé qui nous amène au lieu-dit la Josseraye, on fait près de 10 km assez bucoliques avec très peu de dénivelé (moins de 150m) et essentiellement sur des grands chemins entre plusieurs belles propriétés et  étangs.

C’est à l’issue de cette section menée bon train que j’attaque la zone technique proposée en option. Tracée dans des petites vallées humides traversées par deux ruisseaux, celle-ci fait 4,4 km avec 161 m de dénivelé cumulé. Là, franchement, cela aurait valu la peine de s’arrêter pour réduire la pression des pneus, voire un peu descendre la selle. La première partie est encore assez accessible techniquement mais il faut quand même des jambes, de l’engagement pour monter les premiers raidillons : je tente tout par principe mais je suis souvent trop court et mon Michelin Wild Race’R peu cramponné ne m’aide pas beaucoup. On est sur des traces assez sauvages, souvent brutes avec rondins, racines et terre meuble. J’arrive à la première descente, pentue en léger dévers vers la droite, avec surtout quelques petits arbres qui ne mettent pas en confiance. Je descends sans problème et m’arrête pour filmer quelques passages tous pris à pied ou en descente partielle. Bien qu’elle ait  été bien nettoyée par Gaylord, je pense que moins de 10% des participants feront cette descente dans sa totalité sur le vélo. Je repars avec une montée de coteau faite à pied, faisable avec des crampons et un peu de concentration. Plus haut cela tournicote, ça monte, ça descend à chaque fois sur 1 ou 2 m. La trace est peu visible, on navigue parfois à vue grâce au balisage qui est bien fait : encore deux ou trois fois le pied au sol et une très courte poussette. La seconde descente pentue, propre et droite ne pose pas de problème et s’enchaîne avec une côte qui se passe facilement.

Pour l’autre moitié de cette zone technique, je décide de dégonfler un peu mes pneus, la trace n’est pas nickel mais bien visible. Encore des courts raidillons, des séries d’épingles montantes, de la terre fuyante, une pierre ou une souche à passer, etc. Je laisse pas mal de force dans la bataille. Le dernier kilomètre est plus accessible avec notamment deux descentes ludiques et un sentier en côte. On trouve le ravitaillement juste après ce gros challenge, bien vu. Beaucoup de participants ont galéré mais reste d’humeur joyeuse, normal quoi, c’est du VTT ! La suite du parcours est commune au 100 km – décrite en fin de première partie – avec du dénivelé et quelques secteurs bien boueux et un dernier passage technique.

Un sandwich gratuit, une bière et une barquette de frites (payantes) pour se requinquer. 2 petites bouteilles de vin + 1 pièce offerte afin d’attester de notre participation à cette édition 2016 de la « Pente et Côte ». Près de 1100 vététistes le dimanche et 400 traileurs le samedi, un succès mérité.

Cette édition nous aura offert un maximum de singles et de passages en forêt, un peu moins que certaines années cependant sur le 80 km, néanmoins compensés par les 4 km supplémentaires de l’option très technique et physique. Très peu de longs coupe-feux comme certaines fois. La boue de la fin de parcours en aura achevé plus d’un. Superbe édition 2016 ! Bravo et merci aux organisateurs.

Site web de l’organisateur : http://sportnaturebourgueillois.fr

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