MB Race 2017, compte-rendu et VIDEO !

Une édition bien humide et difficile !

Le 1 juillet 2017 avait lieu la MB Race, course de VTT XC Marathon au départ de Combloux qui, depuis 2 ans, est au calendrier des UCI MTB Marathon Series. Une manche plus qu’atypique, car si le cahier des charges du championnat du monde de cette discipline prévoit 4h pour le premier, nous sommes ici sur un format qui avoisine les 10h pour les plus rapides.

Par Maxime N’Guyen – Photos : Amandine Elie/MB Race

Le site de départ est très bien indiqué, de nombreux parkings sont à disposition et bien fléchés pour les rejoindre aisément. La course ayant lieu un samedi, une journée de congé est nécessaire le vendredi pour la majorité de pilotes venant de loin mais cela permet surtout de ne pas reprendre la route directement après la course, ce qui pourrai être imprudent au regard du morceau qui attend les participants. Le 30 juin nous récupérons donc notre dossard sur le lieu de départ de l’épreuve à Combloux, au village exposant qui se trouve à l’extérieur et offre un panorama magnifique avec vue sur les sommets et le Mont Blanc. Accompagnant notre dossard, plusieurs échantillons venant de divers partenaires et exposants, huile, dégrippant, support de smartphone, magazine…
Petit tour sur l’aire d’arrivée que tous les coureurs espèrent franchir le lendemain, les 140 km et 7000m de dénivelé positif effraient autant qu’ils fascinent. Avec comme slogan « 
La course VTT la plus difficile au monde », simple coup de pub ou réalité ? Nous en saurons plus dans quelques heures dès l’aube.

Pour rappel, la particularité de cette MB Race est qu’il est possible de s’arrêter avant les fameux 140km et de quand même bénéficier d’un classement. En effet, il est possible de s’arrêter au kilomètre 70 qui passe par Combloux, ou de pousser jusqu’au 100km à Megève et de revenir à Combloux à vélo.

Samedi 1 juillet, le réveil sonne à 4h00 du matin, le départ étant donné à 6h00 pétante. Mise en grille par rapport au numéro de dossard, le 425 en ce qui nous concerne qui nous fait partir assez éloigné et ne pas voir la tête de course mais 140km sont là pour permettre à tous de trouver sa place. 6h00, le départ est donné après une mise en grille assez chaotique, où pour ne pas partir en retard les derniers concourants s’élanceront du trottoir. Première montée avec une bonne partie sur route histoire d’étirer le peloton de 1200 coureurs, dont le champion de Suisse Urs HUBER et de nombreux italiens, qui ont fait le déplacement dans le cadre du challenge MTB Alpine Cup, regroupant, La HERO Südtirol Dolomites, la MB Race Culture Vélo, le Grand Raid BCVS et la Forestière Bulls Bikes – voir présentation du challenge ici : MTB ALPINE CUP, 4 courses pour 1 nouveau challenge VTT longue distance !

Cette première ascension permet à tout le monde de trouver son rythme et de former des groupes. A l’amorce du premier chemin, Vincent ARNAUD vainqueur de l’édition 2016 est déjà out en train de réparer son vélo. Affaibli, il ne concourait pas à sa propre succession et avait prévu de s’arrêter aux 70km.

De notre côté, même en partant sur un rythme randonnée, nous reprenons quelques coureurs de niveau intéressant comme Théo CHARNAY du club de LAISSAC, qui roule avec un coureur Suisse avec lequel nous avons souvent roulé lors de l’Absa Cape Epic. Si les premiers kilomètres étaient plutôt roulants et passaient bien, nous arrivons rapidement sur un pente extrêmement raide et rendue glissante par la pluie. Pour atteindre le sommet il faudra pousser, et à ce petit jeu nous ne sommes pas les plus doués, plusieurs places de perdu mais nous n’en sommes qu’au début. Une fois au sommet nous basculons dans la descente boueuse, alternance de parties techniques composées de racines, de sections rapides et des parties boueuses. Obligé de passer à pied à de multiple endroits, la journée s’annonce galère. Arrivés au premier ravitaillement, tous les coureurs prennent le temps de manger, boire et même laver le vélo pour ôter un maximum de boue qui s’accumule de trop sur le vélo.

La seconde ascension nous amènera au col du Jaillet, le ciel est très bas et la pluie fait son apparition, ça sera une alternance d’averses qui nous accompagnera toute la journée malgré l’annonce du speaker nous annonçant au moment du départ qu’il n’y aurait pas de pluie aujourd’hui. Les paysages que nous empruntons sont néanmoins magnifiques, nous passerons plusieurs cascades de toute beauté. En revanche pour le panorama on repassera avec cette couverture nuageuse bouchant l’horizon.
La montée n’est pas technique, mais ultra raide. Nous empruntons de larges pistes droit dans la pente histoire de faire du dénivelé, dur pour dur, avec l’adhérence précaire qui impose à pousser le vélo en montant…mais également en descente. La journée promet d’être longue et avec l’ennui qui s’installe, l’idée d’arrêter plus tôt que prévu. Nous prenons le temps d’échanger avec d’autres participants lors de cette deuxième ascension.

Arrivée à Gateau au kilomètre 48, petit arrêt ravitaillement, le corps commence à être fatigué, pause rallongée pour manger et boire, remplir les bidons pour le reste de l’ascension où nous atteindrons la Tête de Torraz à 1930m d’altitude. Les portages continuent et la pente raide et boueuse n’annonce rien de bon pour le reste de la journée, heureusement que le soleil ne s’installe pas, car si la boue commençait à sécher ça serait le drame.

Kilomètre 58, dernier ravitaillement pour le circuit de 70km à Bonjournal, de notre côté la décision est prise de s’arrêter au 70km. En effet, les ascensions de plus en plus raides et plus d’une fois sur deux faites à pied nous décident définitivement à stopper là. Néanmoins la dernière descente légèrement glissante se révèlera relativement fun, l’occasion d’ailleurs de grappiller quelques places avant d’en rester là. Arrivée au kilomètre 70 en 6h18 après 3500m de dénivelé positif, nous avons le droit à un T-Shirt de finisher, ravitaillement en soda et autres fromages délicieux.

Un lavage à vélo est disponible et il n’y a pas encore trop d’attente, un système de gardiennage vélo est également en place, douche, repas compris dans l’inscription. Nous éviterons la plus grosse averse de justesse.

On nous annonçait la course de VTT la plus difficile au monde et je pense que c’est le cas, mais pour en arriver là, l’organisation a fait abstention de la qualité technique et ludique des chemins empruntés. A grosse dominante de piste large, les puristes n’y prendront pas de plaisir sur cette épreuve qui s’adresse finalement à un large public au vu de son faible niveau de technicité, convenant ainsi aux vététistes voulant se fixer des défis personnels et se prouver à eux-même qu’ils sont capables de terminer coute que coute. En effet, les derniers concourants termineront à 22h30 soit 16h30 après leur départ le matin.
De notre côté, après quelques jours de repos le sentiment du devoir inaccompli apparait et l’envie de revenir pour juste être Finisher du 140 km en espérant avoir des conditions météo plus clémentes.

Côté course c’est l’ultra favori, le champion de Suisse Urs HUBER du Team Bulls, qui s’impose en moins de 10h. A 20 minutes nous retrouvons un autre Suisse, déjà second l’année dernière, Arnaud Rapillard du Team Mountain Tschopp qui finira quelques secondes devant les 2 Italiens du Team SOUDAL LEECOUGAN Racing, Daniele MENSI et Luca RONCHI. Premier Français, Gregory PASCAL est 7ème.

Chez les filles, la très impressionnante Polonaise Michalina ZIOLKOWSKA s’impose en 5h48 sur le 70km devant la française et locale de l’épreuve Manon SOCQUET, à la troisième place nous retrouvons une autre française en la personne de Camille GIRARDIN.

Prochaines étapes du challenge MTB Alpine Cup, le Grand Raid BCVS le week-end du 18 août 2017 et La Forestière Bulls Bikes un mois plus tard les 16 et 17 septembre. Infos et inscriptions : www.alpinecup.com

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